00:00
Pierre, poste ton tel, tu rates tout !
00:02
Mais non Javier, sur l'appli Betclic, je peux regarder et parier sur tous les matchs de la Coupe du Monde en direct. Donc je rate rien ? Cool ! Comme ça, tu ne rattrapes pas votre défaite en finale. Betclic, c'est la seule app pour regarder et parier sur 100% des matchs de la Coupe du Monde de la FIFA.
00:16
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00:30
Gilbert Bribois.
00:41
Bonsoir à tous, bienvenue dans l'after, c'est la 34ème nuit de l'after qui continue jusqu'à 5h du matin. L'after est sur RMC, l'after est sur la chaîne YouTube, évidemment, Afterfoot. On est là dans l'after, premier radeau de France le soir après la défaite des Bleus face à l'Espagne. Nous sommes en direct de New York, en plein Manhattan, où évidemment ce n'est plus la fête. Ici au Café Luce, dans la 51ème rue, si vous êtes dans le coin passé de nous voir, on va débattre ensemble, analyser le match avec Daniel Riolo. Daniel, bonsoir !
01:10
Kevin Diaz est là également, salut Kevin ! Salut Gilbert, salut à tous ! Et Jean-Louis Tour est au stade évidemment à Dallas, salut Jean-Louis ! Salut tout le monde ! Samuel Omtiti nous rejoindra un peu plus tard, et évidemment les 3 points dans quelques secondes, mais d'abord Jean-Louis, dis-nous ce que tu vois encore sur le terrain là, pour cette dernière des bleus de Didier Deschamps, il y aura le match pour la 3ème place, mais enfin bon, on peut considérer que ce soir évidemment, c'est là que ça se termine.
01:35
Oui, c'est la fin de la Coupe du Monde, même s'il y aura ce dernier match samedi à Miami à 23h. Là, il ne se passe plus rien, à part les Espagnols qui font la fête dans les tribunes. Il n'y a plus de joueurs, tout le monde est rentré. Les derniers Espagnols qui faisaient encore la fête sur la pelouse sont rentrés il y a quelques secondes. Et les Bleus complètement dépités au moment de quitter le stade à Dallas.
01:54
On enchaîne tout de suite avec les trois points, Jingle.
01:57
L'important, c'est l'essentiel.
01:58
Le plus important, c'est les trois points.
01:59
Souvent, l'essentiel, c'est le plus important.
02:02
Évidemment, on aura les réactions tout à l'heure. Évidemment, le 32-16 est ouvert. Évidemment, on vous attend sur WhatsApp. 06-12-424-424. Daniel, tes trois points après la défaite des Bleus.
02:12
Il va y avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire ce soir. Évidemment, le premier point, c'est tout simplement de constater la démonstration collective, technique et tactique de l'Espagne. Le deuxième point, c'est Deschamps qui finalement ratent sa sortie.
02:28
Et le troisième point, écoute, pour la première fois en 20 ans d'after, Gilbert, je vais le dire, on s'est laissé emporter et je le dis, on a raconté n'importe quoi. Je m'en veux terriblement ce soir parce que je pense que dans cette Coupe du Monde, on est passé à côté. Je ne sais pas si c'est la formule New York qui nous est montée à la tête, mais on a fait n'importe quoi et on a raconté n'importe quoi et je m'en veux terriblement. Voilà mon troisième point.
02:54
très bien on détaillera tout à l'heure évidemment Kevin bah écoute mon premier point je ne pense pas qu'on ait dit n'importe quoi mais par contre je vais m'inclure dedans on s'est vu trop beau on s'est vu trop beau et aujourd'hui c'est mon deuxième point il y a un wake up call il y a un retour à la réalité qui est énorme hier je parlais de deux footballs qui allaient s'opposer de deux réalités différentes entre un football très collectif De l'Espagne et un football basé plus sur des grosses individualités de l'équipe de France. Et ce sera mon troisième point. Aujourd'hui, l'Espagne a montré qu'ils n'ont pas fait que parler.
03:27
Ils sont bien en avance dans leur structure. Et ce n'est pas pour rien que dans les quatre grandes dernières compétitions Euro, Coupe du Monde et Finale des Jeux Olympiques, ils nous ont mis une danse.
03:39
Oui, l'Espagne qui devient peut-être la bête noire de l'équipe de France, ça fait trois défaites d'affilée. Je parle de l'équipe de France A, en l'occurrence, face à l'Espagne.
03:47
On n'imaginait pas revoir deux ans après la demi-finale de l'Euro, où déjà on s'était fait promener, mais pas comme ce soir. Il y avait moins des faires il y a deux ans, je suis d'accord. La déception est d'autant plus grande, et l'erreur d'analyse, qui est la nôtre depuis le 10 juin, Elle est encore plus grande.
04:10
Oui, mais c'est parce que les Bleus n'ont joué personne. Et ça, on l'a dit aussi. Le problème, c'est qu'aujourd'hui... Ça entre dans le cadre de nos analyses merdiques. Le gros problème, c'est qu'à chaque fois qu'on a dit... Ça entre dans ça. Et ça, pour le coup, on l'a dit souvent. Oui, sur ce moment, on arrête de le dire. Parce que c'est écrit par un engouement.
04:25
Il va falloir un moment qu'on se détache de l'engouement. Je m'en veux terriblement. On a raconté n'importe quoi.
04:31
D'accord, Daniel, mais on a dit encore jusqu'à hier, ici même, que l'équipe de France n'avait rencontré personne. Mais quand tu dis ça, les gens te répondaient « Oh, mais vous diminuez la performance de l'équipe de France et l'Espagne, ils n'ont pas rendu très bien meilleur.
04:43
» Qu'est-ce qu'on doit en avoir à cirer de ce que disent les gens ?
04:46
Non, mais on l'a dit quand même. On l'a toujours fait. On l'a dit quand même.
04:50
Dans cette Coupe du Monde, on ne l'a pas fait. On l'a dit. On n'avait rencontré personne. On a été pris par cet engouement. On est accrus jusqu'au bout à la Formule A4 devant. On a fini par baisser la tête après trois matchs. Alors qu'au début, on n'arrêtait pas de dire cette Formule A4 devant quand il va y avoir une grosse équipe. On n'y croit pas. Il n'y a pas que, Daniel. On s'est couché. Là, c'est trop dur avec toi-même.
05:10
Il n'y a pas d'être trop dur avec soi-même. À un moment, il faut regarder les choses en face. On a dit qu'ils avaient joué l'équipe B de la Norvège. On a dit qu'ils n'avaient joué personne au 8ème.
05:18
Vous allez un peu vite en besogne. On a le temps. On a deux heures devant nous. On a le temps de battre notre coulpe, éventuellement un peu plus tard. D'abord le match. Et ce qui s'est passé. Jean-Louis Dustade, tu confirmes la leçon. absolu de football de l'Espagne ce soir ?
05:33
Oui, oui, oui. Non, mais la leçon, elle est criante. Je veux dire, on a été dans la situation de nos adversaires depuis le début, à ne créer aucun danger. Et je ne pensais pas qu'avec ces quatre attaquants-là, ça pouvait être possible, être dépassé par la possession, etc. Tout ça, bien sûr. Parce que nous, on a cru qu'on pouvait jouer 100 millions. Alors ça, ça va être un vrai sujet, Daniel. Mais juste, sur le match, moi, qu'on soit dépassé autant, dans tous les secteurs. Et je vais te dire, sur le match, je commençais à incriminer un peu Lucas Dean parce qu'il fait une erreur, etc.
06:04
Mais en fait, les erreurs individuelles, quand tu prends une telle leçon collective, elles n'étaient pas forcément quelque part.
06:10
Exactement. Et sur le milieu de terrain, ça va être une vraie question. Deschamps, je vous rappelle quand même que lui-même a dit plusieurs fois, je serai pragmatique. S'il faut revenir à trois milieux à un moment donné, sur certaines périodes du match, etc., je le ferai. Pourquoi il ne l'a pas fait ce soir en cours de match ?
06:26
Oui mais quand même Parce que nous aussi c'est laissé emporter par la vague Cette vague a été créée par les joueurs Les joueurs ont créé quelque chose de très fort En termes de vivre ensemble Eux ont créé réellement un truc Ils ont fait changer le plan de jeu Ils l'ont voulu ce plan de jeu Les premiers matchs leur ont donné quasi la certitude que c'était en train de fonctionner. Et ce soir, ça s'est fracassé sur le talent des Espagnols. Mais autant les joueurs ont cru à tort que ça marchait, Deschamps y a cru.
06:56
Et nous derrière, aucun, mais personne de chez personne, n'a eu la lucidité à part sur les trois premiers matchs. Je pense qu'on a arrêté après le deuxième ou troisième match de parler du milieu à trois.
07:06
Au début, on disait, il faudra Rabiot-Chouamini connaître. Dans un gros match, ce serait bien. Et on a arrêté d'y penser. On s'est mis sur la vague. On s'est mis dans le petit canoë. Le soleil brillait. On a mis la crème solaire. On a bronzé. On était plein d'art.
07:22
Le seul truc, Daniel, que je veux dire, c'est que je ne sais pas si avec le milieu à trois, tu fais vraiment un match différent. Je suis d'accord.
07:30
Le match différent est inversé.
07:32
Oui, mais ça, justement, Daniel. Justement, justement. Ça, tu ne pouvais plus l'avoir à partir du moment où ça fait un an, plus d'un an, que tu arrêtes de jouer comme ça complètement. Donc je ne suis pas sûr que juste en mettant les trois milieux de terrain, en mettant ça dans la tête des joueurs, tu pouvais y arriver. Je pense qu'il y avait eu trop de chemin fait de l'autre côté vers le jeu offensif pour avoir un résultat différent et je pense qu'on se serait fait promener aussi avec trois milieux de terrain.
07:54
Bon, et puis après tout, pendant des mois, on a demandé à ce que Deschamps joue différemment. Maintenant, on va pas dire qu'il s'est trompé. Non, mais attention, mais attention, Gilbert.
08:02
La question, c'est pas ça. La question, c'est quand tu joues différemment. Déjà, il faut te préparer. déjà il faut savoir de quelle façon tu joues différemment avec quel milieu de terrain et avec deux milieux de terrain pour moi c'est pas possible surtout que je le répète ça pour le coup je ne changerai jamais d'avis notre milieu de terrain n'est pas fort ce soir au milieu de terrain tu te fais manger parce que Chouamini et Rabiot c'est à des années-lumière des milieux de terrain espagnols et si t'avais joué les anglais c'était pareil au milieu t'es en dessous il y a beaucoup d'équipes t'es en dessous au milieu mais nous on croit que celui qui est sorti à la mi-temps qui joue jamais un match de Ligue des Champions c'est un joueur extraordinaire continuez à croire ça si vous voulez il a été très bon c'est le meilleur français mais c'est le meilleur français mais rien du tout mais non écoute je suis pas objectif au moins là-dessus je suis content de ne pas avoir changé d'avis quitte à mettre Mais ce n'est pas une question de changer d'avis.
08:53
Arrête avec cette histoire de changer d'avis. Ce n'est pas une question. On a dit sur toutes les émissions avec RMC, avec toi, avec Walid, avec Daniel et même dans les autres émissions de Jérôme ou même de Vincent, on a dit qu'on pensait, Gilbert était d'accord, je me rappelle très bien, on l'a dit et redit avant la compétition, que quand arriveraient les grosses échéances, les gros matchs, Deschamps devrait repasser à 3. On l'a dit.
09:18
Après la phase de poule, ça n'a plus jamais été redit. C'est le mec qui ne veut pas le faire. Mais ça se voit qu'il ne voulait pas le faire. Arrête, arrête. Après la phase de poule, arrête de raconter ça. On l'a dit pendant la phase de poule. Mais Daniel, si le gars ne veut pas le faire. Après, on a tous été grisés. C'était Olysée. Olysée Mbappé. C'était la meilleure paire qu'on n'avait jamais eu dans l'histoire du bleu. Mais non, mais Dans l'histoire de l'Olysée, il a été mis à la table de Zidane et Platini, alors qu'il n'est même pas à la cuisine pour l'instant.
09:43
Là, Daniel, tu as oublié qu'on a mis Bappé.
09:46
On n'a jamais parlé d'Olysée à la table.
09:53
Il ne faut pas avoir tout noir non plus. On a fait les analyses qu'il fallait. Mais si, ça fait cinq ans que tu me dis, est-ce que tu parles pour toi ou est-ce que tu parles pour Deschamps ? Tu me le dis à chaque fois. On finissait par parler pour Deschamps puisque Deschamps est là. On avait accepté son idée qui nous plaisait. On est obligé. Il n'y a pas de souci. Mais on a dit aussi que dans les gros matchs, jusqu'à il y a encore certes quelques semaines, il fallait revenir, peut-être avoir une deuxième option.
10:19
De toute façon, ça n'était pas suffisant parce que tes milieux ne sont pas assez forts.
10:22
Là où moi, je pense que Jean-Louis a raison, c'est que je ne suis même pas sûr qu'à trois milieux, ça aurait changé quelque chose. Mais il fallait le tenter à la 45e. À la 8e, tu dois faire entrer un milieu. Et tu dois te dire que tu n'as pas la capacité footballistique de prendre le ballon à l'Espagne.
10:36
Après, un minimum, tu as le droit d'aller à la bagarre. Et en termes de pressing, franchement, on s'attendait.
10:41
Là, on vient de prendre une claque.
10:42
Laisse-moi juste finir. À un moment, tu peux quand même aller au contact un petit peu plus.
10:46
Laisse-moi juste 30 secondes. Aujourd'hui, l'équipe de France, tout le football français, a pris une claque. l'acte footballistique. Je disais hier, il va y avoir la lutte entre deux footballs. Un football où les mecs grandissent ensemble depuis les 8, et peu importe les clubs et les générations jouent de la même façon.
11:04
L'année dernière, au mois d'août, pendant les JO, vous êtes toujours ensemble, on n'arrêtait pas de parler de ça.
11:10
Et toi, ton équipe de France de Thierry-Henri, elle te faisait kiffer. C'était du football, tu disais. Vas-y, Kevin, finis ton raisonnement.
11:16
Et je te dis qu'aujourd'hui, comme je l'ai dit hier, on a vu une équipe de France avec de très très belles individualités, mais qui ne joue de cette façon que depuis 6 mois, 12 mois, 18 si tu veux. Et c'est toujours très difficile quand, en face, tu as des joueurs qui maîtrisent aussi bien leur système, leur ADN, peu importe que ce soit des stars ou des joueurs quasiment nobody pour le français lambda. Ce sont des joueurs qui ont tous la même matrice, qui ont tous le même programme, qui ont tous le même ADN footballistique. Et quand ils sont à ce niveau-là, avec un Yamal qui retrouve des jambes, avec un Rodrigue qui est ballon d'or il y a un an et demi, pas il y a dix ans, il y a à peine deux ans, tu te heurtes à un mur.
11:53
Et peu importe... Les individualités, les gars. N'oublie pas quand même que depuis le début de la compétition, ils n'ont pas écrasé.
11:57
Daniel, tu m'entends. Il faut faire une pause. Et après, on reprend. On a le temps. On a 1h45 désormais devant nous. On attend les premières réactions. On fera une évaluation complète. On a beaucoup de supporters de l'équipe de France ici à New York qui veulent également prendre la parole. L'after continue jusqu'à 5h du matin. Nuit de l'after avec Pierre Dorian qui prendra la suite ici en direct de New York. Puis, Jean-Christophe Drouet, Julien Cazard. Bref, on a donc de nombreuses heures devant nous pour oublier. Allez, à tout de suite. Il est 23h18 en France, il est 17h18 ici à New York.
12:33
La France a perdu en demi-finale de la Coupe du Monde face à l'Espagne. Et d'ailleurs en Coupe du Monde, dans les matchs décisifs comme ça, les derniers à avoir battu la France, on se fait la réflexion tout à l'heure avec Jean-Christophe Drouet, c'est l'Allemagne. C'est quand même assez fou. C'est pourquoi le match de 2014 en quart de finale ? Oui, 2014. Et à chaque fois, c'était l'Allemagne, d'ailleurs, dans l'histoire récente. Bon, là, c'est l'Espagne qui devient la bête noire de l'équipe de France. Daniel Riolo est là, Kevin Diaz est là, Jean-Louis Tourostad. Moi, j'aimerais qu'on essaye de rentrer dans les détails sur ce qui n'a pas fonctionné, notamment devant.
13:05
Comment se fait-il que la France, ce soir, ait des statistiques faméliques ? Vous avez vu, évidemment, qu'il y a... Les premiers tirs cadrés étaient arrivés dans le dernier quart d'heure. Qu'en termes de XG, c'est la catastrophe, Daniel...
13:20
T'as rien produit 0-3 Donc 0-3 de Dixit Seulement 3 tirs cadrés et dans le dernier quart d'heure Donc en fait les 4 de devant Qu'ont fait les Espagnols Pour qu'ils n'y arrivent à rien Garder le ballon déjà Le faire tourner, t'user Faire en sorte que tes milieux de terrain n'alimentent personne Les hommes de devant Ont tous disparu Le choix initiale de Barcola est contestable parce que ça pour le coup on en avait parlé Maître Doué qui peut avoir des qualités de milieu de terrain en reculant et en proposant plus de solutions au ballon aurait pu être une solution mais la supériorité le problème c'est que les premières minutes je me suis fait la réflexion dès la 6ème Je regardais, je me dis, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que les Bleus démarrent comme ça.
14:09
À ce qu'ils mettent le bloc si bas, et à ce qu'ils, automatiquement, dès le début, laissent le ballon aux Espagnols. Je m'étais dit que, quitte à ce que ça ne marche pas, parce que ça pouvait très bien ne pas marcher, je pensais qu'un minimum, ils allaient leur contester et mettre une forme de pression au départ. Et ça, ils ne l'ont pas fait du tout. C'est comme si, dès le début, et d'ailleurs, attention, moi j'aime bien regarder toujours les visages. Les visages français étaient... inquiet dès le début. Deschamps était extrêmement tendu. Mbappé n'avait pas la luminosité dans le visage qu'il avait depuis le début de la compétition.
14:40
Je le trouvais un peu pas le haut, un peu pas très bien. Dembélé, carrément, on ne le voyait pas. On ne savait même pas où il était.
14:46
Et les joueurs, non seulement avaient cette mine, mais dans la foulée, ils ont disparu au bout, je le répète, de 5-6 minutes. C'est comme s'ils avaient disparu. Disparu du combat, disparu d'une volonté réelle d'aller chercher le ballon, d'en faire quelque chose. Comme s'ils attendaient une espèce de miracle qui aurait été...
15:02
Une récupération Une phase de transition Pour éventuellement se relancer Et d'ailleurs J'imagine que la plupart des gens Ont dû se dire Tiens la dernière fois Que tu t'es fait promener comme ça C'est la finale il y a 4 ans Jusqu'à la 80ème T'étais mort Et puis le miracle est arrivé Et Mbappé est arrivé Mais en fait non Parce que ça ne se reproduit pas Tout le temps Ce genre de match là Et ça n'a jamais existé L'espoir n'a jamais existé Dans ce match Et pour répondre à ta question Je pense que c'est le milieu de terrain Les 4 devants sans milieu En fait c'est toujours pareil, on le dit toute l'année Le moteur c'est le milieu de terrain Et au milieu de terrain il y a un monstre Mais vraiment un monstre Il s'appelle Rodri Lui c'est l'homme du match pour moi Lui c'est l'un des hommes de cette coupe du monde
15:44
J'aimerais que les autres répondent aussi, donnent leur avis sur les quatre de devant qui n'ont pas fonctionné. Avant de parler de l'Espagne, de Rodri, on aura tout à l'heure d'ailleurs Edgar Grolot. Kevin ?
15:53
Écoute, en fait, les quatre offensifs de l'équipe de France ne sont que le dernier maillon de la chaîne. À partir du moment où c'est difficile pour tout un collectif de sortir les ballons.
16:04
Si tu regardes sur la deuxième mi-temps, je le notais... Kevin, je te coupe, on a Ryan Cherky qui est avec Fabrice Hawkins dans la zone d'interview.
16:10
Oui, Ryan, on imagine la déception après cette élimination. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce qui s'est passé ? On vous a senti en difficulté, notamment au milieu du terrain, entre Olmo, Rodri et Fabien Noruiz.
16:21
On vous a senti en manque de solutions ? Je ne sais pas si on était en manque de solutions. Je ne sais pas si on était en manque d'envie. Juste aujourd'hui, ils étaient plus prolifiques dans la récupération au deuxième ballon que nous. Je pense que c'est ça qui nous a manqué parce que... Si on avait pu récupérer plus de ballons, je pense qu'on aurait pu leur faire nettement plus de mal. Que vous a dit le coach à la mi-temps ? Que ce n'était pas fini, qu'il restait encore 50 minutes, qu'on allait avoir des actions. On avait dit que le deuxième but, ça allait être le plus important.
16:52
On savait que si on mettait le deuxième but, ça allait être très compliqué pour eux de résister. Maintenant, ce n'est pas ce qui s'est passé. La déception est immense.
16:59
Comment vous expliquez que vous soyez autant anesthésié par cette équipe d'Espagne qu'on a l'impression qu'ils vous ont endormi tout le match ?
17:06
On savait que c'était leur qualité première de jouer sur un « faux rythme », de garder le ballon, d'aller de droite à gauche. Parfois, on aurait dû faire pareil, nous aussi. Jouer sur notre rythme, d'aller de droite à gauche, revenir dans l'axe, prendre le temps pour les fatiguer un peu plus. On n'a pas réussi à le faire. Ça a été plus compliqué que ce qu'on pensait.
17:27
Ryan, on vous a senti impuissant face à ces Espagnols. Qu'est-ce qui vous a manqué ? Dans quel secteur vous avez été vraiment dépassé ?
17:36
Si, j'ai essayé. J'ai essayé de ramener une révolte. Non, non, non. Je ne pense pas que ce soit un manque d'envie ou quoi qu'il y ait. Aujourd'hui, ils étaient meilleurs que nous tactiquement. Ils étaient mieux placés. On a essayé de résoudre ces problèmes. Ça n'a pas suffi. On est dans une demi-finale de Coupe du Monde. Forcément, chaque détail compte. Aujourd'hui, la déception est immense.
17:55
Merci Ryan.
17:57
Voilà pour Ryan Cherky. Tactiquement et techniquement, il a oublié.
18:00
Je pense que ça lui fait mal de le dire, mais ce n'est pas que tactiquement, c'est techniquement.
18:05
Tu vois Gilbert, pour répondre à ta question, pendant l'interview de Ryan Cherky, que je trouve très lucide et plutôt bonne interview, je vais poser une question à Daniel. Ton avis, c'est quoi la possession dans le match ?
18:18
Un peu moins de 60 pour l'Espagne, ça doit être 58, un truc comme ça, 55, 58. En fait, je suis très surpris. Quand tu analyses les stats, c'est très perturbant. C'est-à-dire que l'Espagne a eu 51% de possession de balles, 49% pour la France. Après, tu peux te dire qu'il y a eu plus de déchets pour la France. Mais non, l'Espagne n'a fait qu'une vingtaine de passes de plus que la France. C'est-à-dire que ce n'est même pas une question de nombre de passes, de déchets. La France a réussi 84% de ses passes et l'Espagne 86%.
18:49
Mais ce n'est pas là où ça se joue. Par contre, c'est pour ça que c'était intéressant d'entendre Ryan Cherky pendant que je lisais les stats du match. C'est qu'en fait, il a dit que les Espagnols étaient mieux placés. C'est-à-dire que les Espagnols, c'est ce que je disais tout à l'heure, ils ont un plan de bataille, ils connaissent toute leur sortie de balle, il y a toujours un joueur qui vient en dessous le ballon, il y a toujours un joueur qui vient faire le troisième homme, le triangle. Et ça, c'est une formation que tu as depuis très longtemps.
19:15
Les passes des Espagnols, je les trouve toujours meilleures que celles des Français. Parce qu'elles sont données au bon endroit. La passe, elle est donnée sur le bon pied. Elle est donnée vers l'avant. Les positions du corps sont beaucoup plus ajustées.
19:25
C'est pour ça que je te dis que tu as l'impression visuelle que les Espagnols sont plus justes. Mais les Français...
19:29
Ce n'est pas une impression visuelle qu'ils ont collé une leçon de football. T'entends ce que je te dis ?
19:33
Juste laisse-moi finir. Je pense que tu seras d'accord. Je te dis que... Les Français n'ont pas forcément de manque de justesse dans le « à toi, à moi », mais c'est où je te la donne. Est-ce que je te la donne toi, sur toi, dans les pieds ? Ou est-ce que je te la donne un peu vers l'avant et que moi, ensuite, je me déplace et qu'en fait, on progresse dans des intervalles ?
19:49
Et c'est pour ça que pour moi, le 4-3-3… Mais ce n'est pas la seule façon de progresser au foot avec le ballon. Ce n'est pas la seule façon. Tu peux chouper devant sur un attaquant qui fait pivot, tu peux faire du pressing et récupérer le ballon haut. Et justement, essayer de se lancer à jouer comme eux, comme vient de dire Cherki, où tu l'as trouvé lucide, moi je l'ai trouvé nul. Je vais t'expliquer pourquoi. Parce que dire que la France aurait pu prendre le ballon, essayer de faire des passes et jouer sur la latéralité, comme on fait les Espagnols où ils essaient de garder le ballon, c'est déjà...
20:18
oublier que tu n'as pas cette formation que ton équipe ne joue pas comme ça normal et tout ce que tu as dit sur le fait que les espagnols jouent comme ça ensemble depuis qu'ils sont au môme donc déjà croire que tu peux le faire comme eux c'est déjà une mauvaise analyse et comme il a ajouté que tactiquement ils ont été meilleurs mais qu'il ne se rend pas compte et ça pour le coup j'ai l'impression qu'il y en a beaucoup qui ne se rendent pas compte que Chouameni Rabiot c'est très en dessous de Rodri et Ruiz mais moi je te parle même les positions de corps la façon dont ils reçoivent le ballon l'endroit où ils le donnent ça n'a rien à voir c'est un autre football donc soit Si tu crois que tu peux jouer à ce football, tu te trompes.
21:01
Donc il faut jouer à un autre football. Il faut que tu mettes en place ton autre football. Donnez la parole à Jean-Louis, les gars.
21:07
Qui lui, du stage, aura peut-être une analyse différente sur les quatre de devant.
21:10
Déjà, le truc que je note dans ce que dit Cherki, c'est qu'il dit qu'on ne s'attendait pas à avoir autant de difficultés. Et moi, clairement, c'est l'impression que j'ai eu du stade. C'est-à-dire que les offensives qui, d'habitude, ont une petite seconde en plus, peuvent faire une touche de balle en plus. Et bien là, il y avait une telle défense, un tel pressing, que toute erreur technique était rédhibitoire. Et du coup, j'en veux beaucoup, moi, au duo Olizé-Dembele. C'est nos deux faiseurs de jeu, normalement. C'est à eux de créer des choses. Et eux, ils ont eu un déchet technique terrible. Parce que tu parles des deux du milieu. Je suis d'accord. Mais pour moi, dans les deux du milieu espagnol, il faut rajouter Dani Olmo, qui vient toujours entre les lignes et qui fait très mal.
21:46
et notre équivalent de Danny Olmo c'est Michael Olysee qui aurait dû peser davantage et au milieu décrocher il faut dire la vérité Olmo a été largement meilleur et c'est pour tout ça je pense que nos quatre devants n'ont pas du tout pesé la première faillite c'est d'abord les quatre devants avant les deux milieux
22:06
c'est lié au milieu c'est les deux c'est un collectif c'est un collectif tu vois Gilbert aujourd'hui au Lisée tu le mêles à eux de l'Espagne il avait une grand-mère espagnole il choisit l'Espagne il va se régaler dans le jeu de l'Espagne parce que ça reste un joueur qui est dans un collectif au Bayern et qui s'éclate dans ce collectif-là malgré son individualité comme Dembélé au Paris Saint-Germain comme Doué comme Fabiano Riz quand il est avec le PSG il joue comme avec l'Espagne puisque le PSG joue comme l'Espagne il joue dans la même équipe comme les Portugais étaient moins bons avec le Portugal qu'avec le PSG donc en fait pour aller dans le sens de Jean-Louis encore une fois je suis d'accord bien sûr que Michael Olizé il est en dessous de tout parce qu'il rate des trucs faciles en première mi-temps il rate des trucs je ne sais pas si c'est le stress la pression s'il n'est pas dans son match Dembélé ou les adversaires qui sont plus proches aussi ça pour le coup on en avait parlé j'avais dit hier soir Olizé quand la Coupe du Monde ça a terminé il va gentiment
22:57
prendre ses crampons et aller se remettre en haut à droite comme au Bayern parce que ce qu'il a fait depuis le début de la compétition il l'a fait parce qu'il avait la place ça on en a parlé hier soir parce qu'il avait la place il avait le confort il avait le confort de faire les passes et de s'organiser à partir du moment où il y a eu plus de pression au milieu où ça montait plus vite sur lui on se rend compte à nouveau que le 10 ne peut plus exister dans le football d'aujourd'hui.
23:17
Ou c'est dur. Ou alors il faut un Olmo qui est un vrai milieu de terrain.
23:20
Le seul qui arrive pour l'instant, il doit encore, on verra demain et après-demain, c'est Bellingham.
23:27
Je veux juste ajouter un truc sur le milieu de terrain.
23:32
Au milieu où je trouve que Chouameni Ça a été une erreur de forcer sa titularisation Alors qu'il revenait blessure Il a manqué d'abattage très clairement Et le choix de sortir Rabiot Mais de le sortir à la mi-temps Je trouve que c'est une erreur Parce que pour le coup, lui au milieu de terrain Il était bon sur la première période Il aurait pris rouge à la 55ème Je pense qu'un joueur est capable de se gérer S'il se gérait, il allait moins en contact Et donc t'en prenais trois
23:57
Une dernière phrase Jean-Louis qui disait C'est très très important C'est à dire qu'en deuxième mi-temps Ils n'ont jamais reculé Ni à 1-0, ni à 2-0 Ils ont continué d'être haut Ils ont continué d'aller chercher Sur la moindre touche Ils ne voulaient pas reculer Ils voulaient nous empêcher de refaire cette première relance facile Et ça a beaucoup perturbé les français
24:21
Dans un instant, on va entendre Didier Deschamps. On vous accueillera également au 3216, ainsi que les supporters ici avec nous à New York. On est là jusqu'à 5h du matin dans la nuit de l'after. Il est 23h30 et on se retrouve dans quelques secondes.
24:42
Il est 23h33, 17h33 ici à New York. L'after continue jusqu'à 5h du matin, nuit de l'after, évidemment, comme tous les soirs de cette Coupe du Monde. Daniel Riolo est là, Kevin Diaz est là, Jean-Louis Tour au stade et Samuel Umtiti qui nous rejoint. Samuel, bonsoir.
24:56
Bonsoir, bonsoir à tous. Salut Samuel.
24:58
Samuel, on va écouter Didier Deschamps il y a quelques instants et ensuite, bien sûr, on débattra de ce qu'il a dit et Samuel pourra nous dire ce qu'il a pensé, évidemment, du match puisqu'il n'a encore rien dit. C'est parti !
25:10
Didier Deschamps.
25:11
Didier, vous avez eu un parcours admirable sur cette compétition. Il y a un souci là, non ?
25:19
Oui, on va recaler, il y a un souci. Apparemment, je ne sais pas d'où ça vient, mais enfin bref, on va recaler ça. Samuel, qu'est-ce que tu veux lui dire en premier ? Est-ce que tu estimes que c'est avant tout tactique ce qui s'est passé ce soir ?
25:32
tactique oui moi ce que j'ai vu c'est les 5 premières minutes 10 premières minutes une bonne entame il y avait de l'intensité mais ensuite déjà après le but c'était totalement un autre match et on a manqué de sérénité tactiquement j'ai l'impression même pas j'ai l'impression ça se voyait qu'on courait on savait pas forcément comment courir bien ensemble en équipe et face à faire un pressing face à une équipe qui est si bonne techniquement il faut le faire à la perfection et c'était mal fait c'est la réalité et c'est à eux sur le terrain de trouver on va dire les ressources nécessaires ou la recette pour mieux faire ce pressing là ils ont beaucoup couru et ensuite quand on avait le ballon on n'a pas eu de maîtrise pas de maîtrise du tout par rapport au dernier match qu'on voyait on pouvait avoir la maîtrise ok on va me dire c'est l'Espagne mais je suis persuadé que cette équipe de France était capable d'avoir cette maîtrise là de ne pas perdre des ballons rapidement il y a eu tellement de pertes de balles un manque de justesse technique à tous les niveaux et je n'ai pas
26:32
vu une équipe sereine
26:35
Les erreurs techniques, Sam, c'est parce que les Espagnols jouent plus vite que toi, montent plus vite sur toi, sont meilleurs dans l'utilisation du ballon, sont meilleurs dans les passes, toutes les trajectoires de passes, les déplacements des joueurs sont beaucoup plus coordonnés que les nôtres.
26:48
T'as pris une leçon de football, Sam. T'as pris une leçon de football. Quand on regarde comme ça, moi je suis d'accord pour dire que oui, ils ont été meilleurs que nous, ça soit tactiquement, mais quand tu parles de tactique... Techniquement, ils ont utilisé le ballon. Oui, mais je veux dire, par là pour moi, c'est que Quand l'équipe de France avait le ballon, ils n'avaient pas le ballon les Espagnols. Mais je te dis que tactiquement, ce qu'ils ont fait, que ce soit dans l'intensité ou que ce soit dans les positions, ce qu'ils ont réussi à faire pour nous cadrer et nous empêcher de jouer, c'est très fort. Mais à ce niveau-là, on doit être capable, techniquement, grâce à notre technique, et par rapport aux positions, et aussi les positions, elles n'étaient pas bonnes.
27:22
Moi, de là-haut, on voyait tout. Les positions des joueurs n'étaient pas bonnes. Il y avait trop de joueurs qui étaient derrière le ballon. Comment tu l'expliques ?
27:28
Quand la Coupe du Monde a démarré, l'un de nos premiers débats, on en parlait avant que tu arrives, à quel moment on a accepté l'idée que ça jouerait à 4 devant ?
27:48
et on avait fini par l'accepter et on s'était dit mais est-ce que quand arrivera une grosse équipe puisque la vérité c'est quand même malgré tout qu'on a joué personne jusque là quand arrivera une grosse équipe est-ce que mettre un milieu de plus pour essayer d'avoir un petit peu plus de contrôle ou en tout cas plus d'opposition sur ton adversaire plus de contraste plus de lutte pour le ballon est-ce qu'il ne faudra pas mettre un milieu de plus Rabiot-Chouameni connaît par exemple et tu enlevais un mec devant tu te souviens sur les premiers pas je me souviens très bien est-ce que ce soir quand tu vois ça Tu te dis, nous on est revenu sur l'idée dont on parlait au début de la Coupe du Monde, et on dit, oui, probablement, que c'est peut-être une des solutions qu'on aurait dû essayer ce soir.
28:27
Peut-être, mais moi je suis persuadé qu'on pouvait jouer comme ça avec ces quatre offensifs-là, et surtout quand le match de Rabiot... Il fallait préparer beaucoup plus alors. Non, oui, mais peut-être, mais quand je vois le match de Rabiot, il prend un carton jaune, mais il récupère des ballons. Il était bon là-dessus, il récupère des ballons, mais ensuite...
28:42
Oui, d'accord. Mais il se met en difficulté, c'est pour ça qu'il prend le jaune, parce qu'il courait trop. Non, ce n'est même pas ça. Pour moi, il fait ce geste-là. Peut-être qu'il devrait récupérer le ballon différemment, mais il récupère des ballons. Ils le font bien. Pendant tout ce temps-là, ils le font bien. Mais ensuite, quand tu as le ballon, ce qu'il faisait, il perdait trop vite le ballon. Il n'y avait aucune maîtrise. Donc moi, je pense qu'on était capable de jouer dans ce système-là, avec ces joueurs-là.
29:10
J'ai une question pour toi qui a joué au Barça très longtemps, qui connaît très bien les Espagnols mieux que nous. Quand tu dis on peut le faire, si tu dépassionnes le débat, avant que tu arrives, je disais que les Espagnols, et tu le sais mieux que nous, ils ont grandis ensemble, ils sont comme ça. L'année dernière, il y a deux ans, au JO, ils ont joué comme ça avec les plus jeunes, ils jouent comme ça en sélection. Et nous, on joue comme ça avec Deschamps que depuis un an et demi. Est-ce que tu penses que vraiment, objectivement, après avoir vu ce match...
29:40
On ne joue pas comme l'Espagne. On n'a jamais joué, même les matchs précédents n'ont pas joué comme l'Espagne. Je ne dis pas qu'on va jouer comme l'Espagne, mais tu parlais de technique. Mais tu sais très bien que la technique, c'est aussi être bien orienté, être toujours sous le ballon, être toujours les triangles, le truc, le machin.
29:58
Il faut jouer un autre football.
29:59
Il fallait leur proposer un autre football. Il fallait leur proposer un autre football. Mais je ne t'ai pas parlé de trouver des combinaisons à 2 à 3 comme l'Espagne. Je ne t'ai pas parlé de ça. Je t'ai dit que dans nos transmissions, on n'a pas été bon. Une passe, on n'a pas été capable de la réussir. De l'avant, on n'a pas été capable. Moi, je ne te parle pas de jouer à 2 à 3 combinés, trouver le joueur libre. Non, parce que nous, on ne joue jamais. On n'a jamais joué comme ça. On ne va jamais essayer de jouer comme ça. mais c'est l'ADN espagnol, ok, pas de soucis. Mais nous, sur les précédents matchs, on a été capables de trouver le joueur sur le côté, de trouver des joueurs qui étaient doublés.
30:32
Tu jouais personne.
30:33
Ok, d'accord. Donc, au final, moi, c'est mon avis à moi. Je m'en fous que ça soit l'Espagne, en fait. Je m'en fous que ça soit l'Espagne. Je te dis que pour moi, à certains moments c'est même pas qu'ils nous pressaient vite c'est qu'on était en dilettante comme ça on prenait le temps et au moment où on allait faire la passe ben on se faisait coucher moi je te dis c'est pas forcément comment t'expliques ce que t'appelles le dilettantisme en fait moi je m'explique pas j'en sais rien ok d'accord pas de soucis mais comme chaque équipe qui peut louper un match nous ça s'est passé sur la demi-finale c'est tout point mais encore une fois je le répète l'Espagne a fait un match un grand match à tous les niveaux et surtout sur la récupération du ballon ils ont été très bons ils nous ont mis en difficulté
31:12
Voilà l'analyse de Samuel. Je retire cette expression. On s'est fait coincher. C'est une question de Lyon. C'est une question de Lyon. Écoutez Didier Deschamps.
31:22
Un parcours admirable sur le banc de l'équipe de France. Parce que c'est vrai, c'était votre dernière danse.
31:28
Et j'ai envie de vous dire merci. Après Miami, cette coupe de...
31:32
Dans 4 jours, même si ce n'est pas celle qu'on attendait. C'est gentil, évidemment. Il y a beaucoup de déceptions. Les joueurs sont...
31:40
sont anéantis parce que voilà on avait beaucoup d'ambition même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un temps en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet plus Voilà. Mais c'est d'abord de notre faute. Je ne veux pas accuser qui que ce soit. Après, je pose une question et je ne vais pas y répondre. Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du Monde ? On en a eu quelques-uns. Voilà.
32:11
Mais je ne vais pas y répondre. Et ce n'est pas ça et ce n'est pas parce qu'on a perdu aujourd'hui que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations.
32:19
Souvent en défaveur aussi, mais la première raison, c'est forcément parce qu'on a été un peu en dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être, avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions.
32:40
Il faut l'accepter, c'est le très haut niveau, même si ça fait mal, c'était la dernière étape avant cette possible finale.
32:48
On va jouer la petite finale du coup, mais on va la jouer sans la varie. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait, mais sur ce match-là, l'Espagne a montré quelque chose de plus.
33:03
Du point de vue psychologique, mental, j'imagine qu'il y a énormément d'émotions qui se bousculent dans votre tête. C'est un peu la fin, alors oui à Miami, dans 3-4 jours, c'est vrai.
33:16
Voilà, dans 4 jours. Mais quelque part...
33:18
Je ne pense pas à ça, je ne pense pas à moi, je suis à fond, j'ai préparé le match avec les joueurs, avec cet objectif, et tout faire pour aller au bout.
33:29
On n'a pas réussi, donc voilà, la déception, elle est là, elle est forte, parce que c'est une coup du monde. Je ne vais pas enlever tout ce qu'on a fait de bien, de très bien, avec...
33:40
Forcément des complications, mais bon, c'est lié un peu à cette compétition ici pour toutes les équipes, même si je pensais qu'on avait plutôt très bien récupéré. Après, il y a William Saliba qui ne peut pas continuer. Bon, c'est des éléments qui ne vont pas forcément dans le bon sens pour nous. Et puis, je n'enlève pas la qualité de cette équipe d'Espagne qui a l'habitude de maîtriser son sujet.
34:09
On a beaucoup manqué d'agressivité offensivement. Enfin, d'agressivité, ce n'est pas le bon terme, mais comment dire ? On est passé d'un festival offensif des Bleus à pas grand-chose ce soir.
34:20
Pas assez, mais parce que l'adversaire nous en a empêchés, parce qu'on avait moins de justesse technique, peut-être un peu moins de jus aussi, comme on dit, sur certains joueurs. Et à partir de là...
34:32
Voilà, c'est des actions qui sont cassées. Les Espagnols savent très bien faire ça sur les anticipations, sur les passes. Et après, ça nous a obligés à défendre. Donc on n'a pas pu, comme on l'aurait voulu, leur créer plus de problèmes offensifs.
34:50
Merci Didier. Didier Deschamps. Il dit que la première raison, ce n'est pas l'arbitrage. Quand il parle d'arbitrage... Là, il a craqué.
34:59
Je pense qu'il a craqué. Là, il s'est perdu. Il a manqué de lucidité.
35:05
Je ne vois pas bien où l'arbitre a montré qu'il n'avait pas le niveau. Il y a le carton jaune de Rabiot, qui est un peu sévère. Pour le reste, le pénalty, il y est 100 fois.
35:12
Je ne vois pas trop.
35:13
Il a même été gentil, parce qu'Olivier doit prendre un carton aussi...
35:16
Olivier, il n'est pas loin du rouge quand il arrache la cheville de Rodry. Franchement, parler de l'arbitre après ce match, franchement... Oui, je ne sais pas.
35:24
On va dire que c'était inapproprié.
35:27
Sur le reste, vous retenez quelque chose de ce qu'il dit ? Comme d'habitude, on ne retiendra absolument rien des débriefs de match de Didier Deschamps, malheureusement.
35:37
Bon, Samuel, tu es d'accord ?
35:39
Non, il n'y a rien. Je préfère qu'on parle encore une fois de foot. Mais après, c'est son choix. Je pense que même à chaud, c'est compliqué à certains moments. Mais c'est son choix, tout simplement.
35:51
Dans un instant, on va en reparler.
35:53
Moi, j'aurais bien aimé qu'elle lui demande surtout, ou que les... Je ne sais pas, peut-être, ce sera demandé certainement par les journalistes des RMC en conférence de presse. Est-ce qu'il regrette de ne pas avoir joué avec 3000 le terrain au moins en deuxième mi-temps ? Pourquoi il a sorti Adrien Rabiot ? Pourquoi son équipe a complètement pris l'eau dans ce match et n'a pas réussi vraiment à mettre en danger, à faire plus de 0-19 d'expected goals sur un match comme ça ? C'est ça que j'aurais aimé savoir maintenant, ces trucs de... On sera un peu plus On a perdu Saluba, certes, mais Maxence Lacroix, il n'a pas fait de mauvaise entrée. Donc, ce n'est pas là où on a perdu le match.
36:25
Il est 23h45. On revient dans quelques instants. On continue le débat. Nuit de l'after qui continue jusqu'à 5h du matin après la défaite des Bleus face à l'Espagne 2-0. A tout de suite.
36:40
Il est 23h47 en France, 17h47 ici à New York. L'after continue jusqu'à 5h du matin. Daniel Riolo, Kevin Diaz au stade. On a Jean-Louis Tour et Samuel Umtiti qui sont là. Dans quelques instants, on aura également Max au 32-16 qui veut revenir sur la défaite des Bleus. On a entendu Didier Deschamps également évoquer cette défaite. On fera une évaluation complète.
37:05
également tout à l'heure. Sam, on a fait un début de débat sans toi tout à l'heure. Est-ce que tu estimes qu'il aurait été plus avisé de démarrer avec une stratégie différente, c'est-à-dire un milieu à trois ce soir face à l'Espagne ?
37:19
Non, pour moi, l'équipe fonctionnait très bien comme ça. Et que même si à certains moments, quand tu joues face à une équipe qui peut rivaliser avec toi, tu peux peut-être faire quelques modifications sur ton animation. Mais c'est avec les joueurs, ces joueurs-là, ils sont capables. Ils sont capables de le faire. Et pour moi, ça m'allait très bien, ce système-là. Et surtout, à 0-0, ça m'allait très bien. Mais ensuite, au 1-0, tu sais très bien que si tu te permets d'aller les presser n'importe comment, ils vont te faire tourner. Et c'est ce qui s'est passé. Avant le but, pour moi, ça m'allait un peu comment ils étaient, comme je disais, Rabiot qui était là, qui récupérait des ballons.
37:51
Mais ensuite, je pense que la gestion du match a été mal faite.
37:55
Qu'est-ce qu'on aurait dû faire différemment si le pressing ne marchait pas comme ça ?
37:58
Le pressing ne marche pas, tu reviens, bloc médian. Et au final, quand le ballon va sur les côtés, tu les empêches de progresser. Et c'est ce que l'Espagne faisait très bien. Impossible d'aller sur les côtés. On a perdu énormément de ballons, on s'engouffrait. Pourquoi ? Parce que là, il formait un gros bloc pour nous empêcher. Et je pense que là, nous, on se disait, on s'entêtait à vouloir aller presser même les centraux. Mais au final, on a favorisé le rythme. C'est nous qui avons donné ce rythme-là aux Espagnols parce qu'on arrive en retard.
38:22
Moi, je n'ai pas vu le pressing de l'équipe de France.
38:24
Ça ne me sait pas où j'avais le pressing. Non, mais quand je parle du pressing, c'est qu'on y allait les uns après les autres. On était passifs, on regardait.
38:30
Il y a des joueurs que je n'ai pas vus. Dembele, je n'ai pas vu. Olizé, je l'ai vu tout rater. Moi, je les ai vus pressés tout seuls. Pour le coup, du stade, c'est des criants. Dué à toucher 2-3 ballons quand il est entré. Kylian, 3 accélérations, 2 frappes.
38:48
Cherki est entré, ça a été une catastrophe Toute la coupe du monde de Cherki a été une catastrophe A chaque fois qu'il est entré Chouameni à chaque fois que ça s'élève un peu au niveau technique Il est trop limité On a l'impression qu'il ne sait pas où se placer Soit il est trop bas Soit il n'est pas coordonné avec les autres au milieu En fait le truc c'est qu'on sait t'es fait éparpiller.
39:08
C'est un peu comme si on avait été des quilles de bowling. Ils ont jeté la boule et tu tombais comme des quilles de bowling. Éparpiller, c'est pas mal parce que c'est vrai que le pressing, Samuel, il y avait certes une intention d'aller chercher l'adversaire, mais tu sais très bien, tu as été sur le terrain, tu rates une fois le pressing, deux fois le pressing, trois fois le pressing.
39:27
Maxence Lacroix est avec Fabrice Hawkins en direct. On y va Fabrice.
39:32
Oui, Maxence, est-ce que vous pouvez nous raconter comment est-ce que vous êtes rentré dans cette rencontre qui ne devait pas être évidente pour vous pour remplacer au pied levé William Saliba ?
39:41
On a dû se mettre directement dedans. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas eu le temps de s'échauffer. Malheureusement, mais Willow s'est fait mal d'un coup d'un seul. Il fallait être prêt direct. Donc on rentre dans ce match en pensant qu'il faut tout donner.
39:55
L'Espagne allait trop vite. Techniquement, ça allait vraiment très très vite. Nous, c'est la sensation qu'on avait. Vous, sur le terrain, comment est-ce que vous l'avez vécu ?
40:02
Je pense qu'ils avaient une très bonne tactique contre nous. Ils ont su faire mal là où il fallait appuyer. C'était une très belle équipe qu'on a affrontée. Après, je pense qu'on aurait aussi dû me faire avec la qualité qu'on a.
40:16
Comment vous expliquez justement le non-match des Bleus ? On a l'impression que vous êtes adapté à l'Espagne alors que toute la compétition, vous n'êtes jamais adapté à l'adversaire ?
40:26
Il n'y a pas d'explication. Je pense qu'ils ont été bons, on a été moins bons, on n'a pas montré l'image qu'on voulait montrer.
40:37
On vous a senti sans solution aussi offensivement alors qu'on louait justement cette qualité offensive que vous aviez avec les quatre offensifs. Vous, comment vous l'avez vécu ?
40:47
C'était un match assez délicat, difficile pour trouver aussi nos joueurs devant. Je pense qu'ils ont mis aussi une grosse tactique pour cloisonner nos joueurs offensifs.
40:59
Ils ont joué aussi leur ballon. Encore une fois, ils ont été meilleurs que nous aujourd'hui. On doit l'accepter et on va apprendre de nos erreurs.
41:08
Il y a encore un match à jouer. Kevin, je t'ai coupé. Rapidement, je disais à Samel, quand tu rates un pressing, un deuxième pressing, ça commence à se regarder, tu as toujours envie d'y aller, mais tu as l'impression qu'il y a toujours un joueur libre. Tu sais, tu as l'impression des fois, même à l'entraînement, que tu joues à 8 contre 9 ou tu as un joueur de moins quand il y a une équipe qui est un peu en difficulté. Et là où je vais revenir, c'est que tu vois, le discours de Maxence Lacroix, c'est un peu le même que Cherki. Ah ouais, on a essayé, mais là, ils ont été un peu... Non, mais en fait, ça fait 4 matchs. Je mets la finale des JO avec... Ça fait 4 matchs que l'Espagne nous balade dans le jeu.
41:42
Et en fait, tu peux avoir envie de presser. En Ligue des Nations, tu as voulu presser. Mais à un moment, tu perds des 5-1. Je te dis un truc.
41:49
Les Espagnols ne baladent pas tout le monde comme ils nous baladent nous. Parce que nous. Ils ont moins baladé les Portugais, par exemple. Cette impression de leçon de football. Je me souviens, pendant les JO, on en parlait. La demi-finale de l'Euro, on en a reparlé. Pendant une grande partie du match de Ligue des Nations, très très bizarre, où tu as quand même été mené 5-1 à un moment, c'était au-delà de la promenade. j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'équipes parce qu'en fait nous on ne sait pas quel football on pratique et quel football on veut pratiquer on a le cul entre deux chaises parce qu'on ne veut plus être l'équipe de 2018 en transition machin alors qu'au moins elle était cohérente elle nous plaisait pas toujours dans le style mais elle avait un plan elle avait une idée que Griezmann décrivait très bien quand il en parlait et derrière pour gommer un peu cette image-là de l'équipe ennuyeuse, machin.
42:38
D'ailleurs, on l'a dénoncé, puisque nous-mêmes, on le disait, l'Euro 2024, on s'est tellement fait chier qu'on n'en pouvait plus. Mais en fait, si elle ne sait pas faire autre chose, elle ne sait pas faire autre chose. L'équipe de France, à un moment, il faut l'accepter. Parce que là, contre l'Espagne, tu te retrouves le cul entre deux chaises. Et je le répète, Dans la Coupe du Monde, l'Espagne ne s'est pas baladée contre... Après, il y a des gens qui montent en puissance. Qui montent en puissance, OK. Mais aucune équipe a pris une leçon de foot. Jamal est bien meilleur que début. Jamal, il est meilleur que début. Jamal, OK. Moi, je veux bien. Mais on n'est pas dans un Jamal éblouissant, là.
43:08
Non, mais on est dans un bon Jamal.
43:09
On est quand même dans un bon éblouissant. Sur ce que dit Kevin, tu dis quoi ?
43:16
C'était Daniel qui parlait. C'est vrai qu'on a eu l'habitude de voir une équipe de France, en tout cas sur cette compétition, qui essaie d'avoir la maîtrise sur le jeu, sur tout ce qu'ils pouvaient faire. Ils ont réussi à le faire. Mais quand tu joues face à une équipe comme l'Espagne, et comme je le dis... Avant le but, c'est autre chose. Mais quand tu es mené 1-0, il faut avoir ce calme, cette sérénité pour se dire qu'on ne peut pas aller comme des fous parce qu'ils vont nous tuer.
43:46
Et c'est ce qu'ils ont fait. Et je pense honnêtement qu'il y avait cette frustration de dire qu'on a pris 1-0, qu'on a pris un but, alors qu'on devrait être beaucoup plus calme. Il y avait du temps d'être en bloc compact et pas forcément d'être dans... comme dit Daniel dans les attaques rapides obligatoirement mais non c'est être dans un bloc compact attendre le bon moment pour y aller et y aller en équipe là moi quand je parlais de pressing c'est que le pressing ce que je voyais c'est que chacun allait les uns après les autres mais il y avait un temps de retard et ce temps de retard comme je le disais ça favorise le rythme pour les Espagnols et on a trop on a beaucoup trop laissé d'espace et face à une équipe comme ça pour moi Il faut faire bloc médian.
44:24
Parce qu'on le voit sur les rencontres qu'on perd face à l'Espagne dernièrement. C'est pourquoi ? Parce qu'ils nous battent là-dessus. Nous, on veut à chaque fois aller courir, faire récupérer le ballon rapidement.
44:32
Alors que non. Ce que tu bandes du doigt, c'est la responsabilité de Deschamps, en fait.
44:38
Je ne sais pas s'il le fera parce que maintenant il va passer à autre chose et une page de sa vie va se tourner. Mais peut-être un jour quelqu'un recueillera ses impressions. Mais j'aimerais vraiment savoir si au fond de lui, il était totalement convaincu par le plan de jeu qu'il a accepté de la part des joueurs. Mais je ne suis pas sûr.
44:58
Mais tu sais, à un moment Samuel, tu as dit qu'on avait un temps de retard. Et pendant une seconde, j'ai cru que tu as dit qu'on avait 20 ans de retard. Et moi, je pense qu'on a 20 ans de retard. Moi, je pense que par rapport à l'Espagne, nous avons 20 ans de retard. Mais non, mais il faut trouver ton football. Tu ne feras pas comme l'Espagne. Il faut arrêter de vouloir tout couper. Je n'ai pas dit que tu dois faire comme l'Espagne. J'ai dit que tu dois faire. Et c'est là où j'en veux, moi, depuis le début, à Didier Deschamps. Quand je dis que Didier Deschamps a été pendant 14 ans sélectionneur et il ne s'est jamais impliqué sur la formation et la DTN en France, tu dois, quand tu es pendant 15 ans à la tête d'une équipe et d'un pays de foot...
45:39
Mais il s'en fout, il est là pour avoir un résultat. Mais quel résultat ? Je suis désolé. Aujourd'hui, on ne va pas faire le bilan. On ne va pas faire le bilan. Mais quand on va me dire...
45:49
Il y a un DTN qui ne sert à rien.
45:52
Quand on va me dire Didier Deschamps, il gagne. Didier Deschamps, il a été là pendant 16 piges. Il a gagné une fois.
46:01
Il a gagné une fois, la plus belle. Il a gagné une fois, en 16 ans. Max, au 32, c'est avec nous.
46:08
Salut Max.
46:09
Salut Max. Oui, on t'entend. Tu nous as écouté tout à l'heure. Qu'est-ce que tu veux nous dire en premier ?
46:18
En premier, c'est que même si j'avais un petit peu calmé tout le monde aujourd'hui au travail en disant attention quand même, je ne m'attendais absolument pas à cette physionomie et au fait que tu as été à ce point inoffensif pendant tout le match. Je suis franco-portugais, donc si vous voulez, le Portugal-Espagne, je l'ai bien gardé. il n'y a eu aucun temps fort pour l'équipe de France. Il n'y a pas eu 10 minutes où on n'a pu croire ni dans le jeu, ni sur le plan de jeu qui était apparemment de les contrer parce qu'on savait qu'ils allaient avoir la possession. Personne ne s'attendait à ce qu'on ait la possession ce soir.
46:48
51-49, ce n'est pas une histoire de possession. C'est une histoire de ce que tu fais quand tu as le ballon.
46:53
On est bien d'accord, mais là, dans les deux cas, tu as été perdant. Et là, avec le ballon, moi, ce qui me dérange, et là, c'est pour rejoindre ce que tu disais Kevin par rapport aux 20 ans de retard, c'est que Si on ne sait pas faire comme l'Espagne, et on n'apprendra sûrement pas demain à le faire, moi ce qui me dérange, quand on parle de nos équipes, et notamment, là je vais parler du milieu de terrain, désolé Daniel, mais Rabiot, et pourtant je suis parisien, donc parler en bien de Rabiot, ça me fait un peu du mal, mais Rabiot a fait une bonne première mi-temps. On est d'accord.
47:20
la prise à deux qu'il a fait sur Yamal il a récupéré 2-3 ballons au début de match à Yamal je peux vous dire que ça l'a un petit peu calmé Yamal a été très discret notamment mais moi ce qui me dérange moi je te dis qu'il finit rouge à la 55ème s'il reste d'accord mais ça c'est ce que vous pensez c'est même pas une certitude ça
47:37
Méchant, visiblement, avait la même certitude puisqu'il le fait sortir pour ça, il l'a dit. Il s'est expliqué, il a dit je le sors parce que je pense qu'on va finir à 10.
47:44
Il met un petit taquet à Fabien Ruiz, pas bien méchant, mais il met un petit taquet juste avant la nuisance.
47:48
Il courait tellement dans tous les sens parce que Choumini ne faisait rien qu'au bout d'un moment, il allait faire une faute.
47:53
Daniel, moi ce qui me dérange, c'est que quand on parle de nos milieux de terrain, s'ils ont fait un bon match ou pas, on va te parler de volume. Exactement, merci, merci. On ne va pas te parler de... Vous avez regardé le match, je pense ?
48:04
Excusez-moi, mais encore une fois.
48:08
Moi, je suis totalement d'accord avec ce que tu es en train de dire, mais nos mille de terrains qu'on choisit, tu veux parler de quoi d'autre ? De leur rapport offensif ? Non. On ne va pas parler de leur rapport offensif. Si on a un demi-lieu à plat comme ça, ce n'est pas eux qui vont apporter et qui vont être sur la dernière passe. Ou ce n'est pas eux qui vont être peut-être là sur l'équilibre quand on a le ballon. Mais ce qui se passait, c'est que le ballon, on n'arrivait pas à le garder plus de 5 secondes. On le perdait tout de suite. Donc là, la seule chose à chaque fois qu'on parle de l'équipe de France, c'est la réalité.
48:39
c'est leur volume de jeu, ils récupèrent des ballons. Parce qu'après, ils le donnent à Michael Olizé, ils le donnent à Ousmane Dembélé, ils le donnent à un joueur offensif que, oui, c'est eux qui font le jeu en équipe de France. Mais en Espagne, c'est pas ça. Il faut qu'on arrête de comparer avec l'Espagne parce que ça n'a rien à voir. Leur milieu de terrain, eux, ouais, ils ont la capacité de le faire parce que c'est travaillé depuis très longtemps.
48:57
Dans un instant, on va faire une évaluation complète, les gars. Et je remercie Max au 32-16 qui est intervenu, le 32-16 ouvert jusqu'à 5h du matin. On reste un peu parce qu'on attend Kian Mbappé, qui pourrait arriver avec Fabrice Hawkins dans quelques instants. Il va falloir qu'on parle évidemment des performances individuelles de chacun.
49:18
Dans quelques minutes, puisque Bappé va arriver, les gars... Et attends Gilbert, juste je te raconte une scène que Flo Germain nous a envoyée sur Deschamps.
49:28
Donc il est passé devant la télé espagnole, il a dit non non, je ne fais pas d'interview avec vous, allez interviewer l'arbitre plus tôt. Donc il ne décolère pas sur l'arbitrage.
49:36
Non mais je ne comprends pas en fait, c'est quoi son problème ?
49:38
Franchement, s'il te plaît, pose-lui la question pour moi en conférence de presse. Excusez-moi Didier, mais vous êtes perdu sur l'arbitrage là, non ? Oui, on est d'accord.
49:46
Finalement, Kian Mbappé arrive un peu plus tard. Donc, pub et évaluation ensuite. On se retrouve tout de suite. Il est minuit une en France. On est là jusqu'à 5h du matin dans la nuit de l'after à la fois à Paris et à New York.
49:57
A tout de suite.
50:08
Il est minuit deux en France, il est 18h02 ici à New York. L'after est partout, l'after est à Dallas avec Jean-Luc Tource et Lomtiti à New York ici pour la nuit de l'after et à Paris, Daniel Riolo et Kevin Diaz. Alors vraisemblablement, Deschamps était hors de lui sur le tacle de Yamal, vous savez, qui a donné un coup franc, assez mal joué d'ailleurs, en fin de match. Bon, il est sans doute un carton, il n'a pas eu de carton. C'est un avant-match, c'est tout. pour Yamal sur ce coup. Apparemment, c'est ça qui l'a énervé, Deschamps, sur l'arbitrage.
50:41
Évaluation, les gars, démarrons par devant. On a commencé à en parler. Sam, comment tu juges le match de Kylian Mbappé ?
50:50
Comme tous les attaquants, pour moi, ils n'ont pas su forcément trouver leur place devant. Ils ont été très bien pris. Peu de ballons.
51:03
peu de ballon donc il n'y a pas forcément j'ai pas grand chose à dire t'as pris pas d'hierarchie entre les 4 ah bah si si c'est quand même lui il faut parce que moi je trouvais que Dembélé par exemple était en dessous les 4 dans la médiocrité ambiante c'est encore celui qui a le plus essayé qui essaie le plus faire remarquer mais vraiment de peu je suis d'accord mais un petit peu mais bon vraiment oui Un peu au-dessus, oui. Les autres ont tellement été en dessous mauvais. Mais Mbappé, on ne peut pas dire qu'il a la moyenne. Il a un petit 4 sur 10, alors que les autres ont 3. Oui, c'est ça. Voir 2 pour certains. Oui, c'est ça.
51:35
Il n'y a aucun à la moyenne. C'est vrai que Kylian Mbappé, il a essayé, mais il n'a pas vraiment réussi à...
51:42
à sortir l'équipe.
51:42
Parce que c'est le seul qui a encore essayé deux frappes. Il y en a une qui est dédiée par Cucuréla. Sur pareil, il faut voir l'adversité.
51:49
Les Espagnols l'ont très bien pris. A chaque fois, il y avait des prises à deux sur les joueurs français. On va parler après de... Il a été souvent hors-jeu. Par contre, c'est... C'est à la limite. C'est pas comme si c'était hors-jeu de 4 mètres. Toi, tu as joué avec lui. C'est le genre le plus rapide du football. Pourquoi tu as besoin d'être hors-jeu ? Même prends un mètre, tu vas passer devant.
52:10
C'est pour ça que je dis que même s'il va vite, il prend de la vitesse, mais ce n'est pas comme si c'était hors-jeu de 3 mètres. C'est souvent une épaule, un petit pied et que c'est dur. C'est dur. La réalité, c'est que c'est dur. Et moi, de le voir faire des appels, moi, ça me plaît, ça. Et qu'il soit hors-jeu, à la limite, moi, ça ne me dérange pas.
52:32
Il était hors-jeu. Mais si tu regardes les hors-jeux, ce n'est pas des hors-jeux où il est 3 mètres en avant. Non, c'est limite.
52:39
Et au final, la ligne aussi défensive des Espagnols, ils le font très bien ça. L'alignement qu'ils ont, là je regardais, c'est limite à la perfection. Donc c'est dur, même si tu as un Kylian Mbappé.
52:53
Deux secondes après son défenseur, et en plus de ça, tu avais un gardien qui anticipait.
52:57
La gestion de la profondeur de Unai Simone, c'est à montrer dans toutes les écoles de gardiens de butin.
53:02
Mais ça, c'est travaillé, parce qu'ils le savaient très bien que ces ballons en profondeur-là, Kylian allait sûrement passer devant leurs défenseurs.
53:09
T'as raison d'en reparler de ça parce qu'au moment où il va falloir analyser le jeu, alors Mike Meignan l'a fait aussi une fois avec une remise de la tête magnifique en fin de match pour annihiler un bel appel de Ilam Niamal. Mais la gestion de la profondeur, la gestion de la ligne défensive pour les Espagnols, parce que je disais tout à l'heure à Jean-Louis que les Espagnols ont continué à aller chercher tout le match jusqu'aux arrêts de jeu pour ne pas laisser les Français ressortir les ballons facilement. Mais derrière, il y avait aussi une ligne défensive très bien alignée et un gardien qui gérait la profondeur en libéraux.
53:36
c'est un risque ils ont fait un récital aujourd'hui vas-y Sam et ensuite on écoutera non non je disais que c'était c'est un risque de faire ça pour une défense mais quand c'est bien fait comme ça bah tu regardes tu gagnes des hors-jeu tu gagnes et c'est quand c'est bien fait et quand c'est très bien travaillé et je pense que ça fait des mois des mois qu'ils travaillent ça ils le font à la perfection et encore une fois avec l'aide du gardien qui attend pas dans son but qui est très haut et qui leur donne cette assurance cette sérénité pour monter le bloc comme ils le font
54:05
On écoute Kylian Mbappé il y a quelques instants avec Fabrice Huckins.
54:09
Quelle est votre analyse, vous, de ce qui s'est passé ce soir sur cette demi-finale ?
54:15
Je pense qu'on n'a pas fait le match qu'on voulait faire, que ce soit tactiquement, que ce soit même techniquement, que ce soit dans le niveau global qu'on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du Monde, Tu ne gagnes pas. L'Espagne a respecté son plan, a respecté ce à quoi elle est fidèle. Une équipe qui aime avoir le contrôle du ballon, qui aime contrôler le tempo du match. Notre objectif c'était de venir les chercher pour ne pas installer ce faux rythme parce que dans le contrôle du jeu ils sont meilleurs que nous.
54:53
On n'a pas réussi à faire ça et je pense qu'il y a eu trop d'approximations techniques et on n'a pas su leur faire mal quand on devait leur faire mal.
55:01
On était face à une équipe qui rassemblait absolument tous les ingrédients pour aller chercher la troisième étoile, c'est-à-dire du talent, énormément de talent, du mental, de la cohésion. Et on est un peu sonnés, on est tous un peu sous le choc de ce qui s'est passé.
55:18
On aimerait comprendre comment on est passé d'un feu d'artifice offensif, d'un festival offensif, à pas grand-chose ce soir. Il y a eu dix tirs, certes, mais deux seulement en première période. Tout s'est passé un peu trop tard, une réaction un peu trop tardive. Je ne sais pas si vous avez une explication à nous donner ou pas.
55:37
Non, c'est dans la continuité de la première réponse que j'ai donnée. Je pense qu'on n'a pas fait le match auquel on s'était préparé à faire. On s'est laissé dicter le tempo. Et comme je l'ai dit, l'Espagne c'est une équipe que si elle dicte son tempo dans un match, de par le contrôle qu'elle a du ballon, le niveau technique global qu'ils ont, c'est plus difficile et c'était à nous de changer ce rapport de force-là et c'est dans ça qu'on a échoué et après le reste c'est que des conséquences de tout ce que j'évoquais avant Alors pourquoi ?
56:10
Vous n'avez pas réussi à faire déjouer cet Espagne-là ?
56:14
Parce que déjà je pense que déjà au départ parce que je suis quand même à chaud, je n'ai pas revu encore je pense qu'au départ déjà dans la pression sur comment on est parti les chercher on s'est toujours retrouvé en 3 contre 2 au milieu Et contre l'Espagne, c'est déjà compliqué. Parce qu'au final, Fabian et Rodri avaient beaucoup de temps pour jouer. Quand on sortait sur les centraux, il y a eu un manque de communication sur le pressing. Je pense que contre une équipe comme l'Espagne, il fallait jouer un pour un, les obliger à courir avec nous. C'est une équipe qui n'aime pas courir sans le ballon.
56:47
Donc déjà, on a fauté là-dedans.
56:50
Et après, même quand on récupérait les ballons sur des récups qu'on a fait un peu, des récups autres, je pense que techniquement, les premières passes, les premières touches, elles n'étaient pas dignes d'une demi-finale de Coupe du Monde. Et après, quand vous rassemblez ça, bout à bout, ça donne une défaite.
57:07
Et je pense que c'est une grande déception, bien sûr. Mais je pense que si on est objectif, on n'a pas mis tous les ingrédients pour aller en finale aujourd'hui.
57:17
Très bonne analyse tactique du capitaine. Dernière question, qu'est-ce que Kylian Mbappé ressent ce soir ?
57:23
Je pense, comme tout le monde, beaucoup de déceptions. C'était un rêve pour nous d'aller en finale, de donner cette possibilité à notre pays de continuer à rêver, de faire l'histoire. Maintenant, c'est quelque chose qu'il faut affronter la tête haute. Je pense que quand on gagne, on gagne la tête haute. Donc quand on perd, il faut perdre aussi la tête haute. Mais maintenant, il y a énormément de déceptions. Je pense que je n'arrive pas à bien mettre des mots sur combien le groupe et moi, on est déçus.
57:54
Mais comme tout footballeur, tout joueur de haut niveau, même si ça peut paraître parfois un peu robotique, il va falloir lever la tête, aller en vacances et repartir sur autre chose parce que le football n'attend personne.
58:06
Et il va falloir repartir et mettre cet échec de côté, apprendre et mettre cet échec de côté parce qu'il y aura encore d'autres choses qui vont se jouer en club et en sélection.
58:14
Merci Kylian.
58:15
Voilà pour Kylian Mbappé. Le match est en troisième place, j'ai l'impression qu'il s'en fout un peu.
58:19
Mais cette petite finale du foot, il faut quand même dire la vérité, elle n'existe pas à l'Euro. Je ne comprends pas son utilité en fait. C'est un match de plus en rien. Mais ça ne sert à rien. Tu n'as que des équipes déçues. Tu vas faire jouer une équipe B. Ça n'a aucune utilité, vraiment. C'est pour vendre un match de plus. Je ne sais pas.
58:39
Je ne comprends pas. Bappé reconnaît les soucis techniques du jour.
58:44
Son analyse, elle est très bonne.
58:45
Elle est bonne, mais il dit qu'on n'a pas fait le match. Il a parlé du pressing. Tout à l'heure, on a dit que le pressing manquait de coordination.
58:51
Quand il dit qu'on n'a pas fait le match qu'on voulait. Pourquoi, en fait ? Pourquoi tu ne l'as pas fait ? Non mais il l'a dit Parce que l'adversaire T'en empêché de faire Non mais Quand je pars au tennis Sur un mec Qui a un classement au-dessus Je dis J'aurais voulu jouer mieux J'aurais fait Mais oui Mais c'est l'autre Il a expliqué Là il a parlé du pressing Il l'a dit C'est juste qu'il voulait Les empêcher
59:12
les empêcher de jouer. Et c'est vrai quand tu voyais, parce qu'ils ont couru. Moi, j'ai vu, ils ont couru. Sur ça, il n'y a pas de souci. Mais leur pressing était mal fait. Et je pense qu'ils l'ont peut-être travaillé d'une manière qui n'était pas forcément la bonne. En tout cas, ils n'ont pas reproduit ça sur le terrain. Parce qu'ils ont couru. Mais le pressing, s'ils le faisaient bien et ils auraient peut-être récupéré des ballons hauts, ils se seraient créés des occasions. Mais là, en courant comme ça, ils laissaient énormément d'espace parce qu'il y avait des joueurs qui arrivaient trop tard. il y avait toujours un joueur en plus au milieu de terrain. Et oui, ce joueur en plus au milieu de terrain, on aurait dû le gérer d'une autre manière.
59:45
Je trouve la bonne question, Daniel. Je pense que la question, on en a déjà un peu parlé tout à l'heure, pourquoi ils sont meilleurs que nous ? On est tous d'accord là-dessus. Mais pourquoi on est incapable de les inquiéter ? Ça existe en foot, d'avoir une équipe meilleure mais qu'on arrive à inquiéter quand même.
60:03
Parce que pour les inquiéter, s'ils sont meilleurs que toi, il fallait tactiquement que tu te foutes derrière, bloc bas et que tu joues les contres et que tu joues à trois milieux. Et tu pourrissais le jeu. Moi, je répète, pour la millième fois, il y a une équipe qui, ça fait deux ans maintenant, à peu près, un an et demi, qui régale et qui est championne d'Europe deux fois de suite. Elle, elle fait un pressing permanent. On connaît.
60:27
Je ne pense pas que l'équipe de France puisse faire la même chose, mais toujours est-il que la force de cette équipe, en grande partie, elle est dans son contrôle au milieu. Je le dis, je le répète, le football, le moteur, c'est le milieu. Toutes les grosses équipes, c'est là que ça s'est joué.
60:41
Vous, vous les voyez fort dans notre milieu. Moi, je ne les vois pas fort.
60:44
Mais Daniel, sur le PSG, c'est l'animation qu'il y a autour du milieu. La question, c'est est-ce que tu peux faire ça en sélection ? Nous n'avons pas de milieu terrain de ce niveau. Ça n'a rien à voir, là.
60:58
Pour moi, le moteur de l'équipe, nous ne l'avons pas. Le milieu n'est pas assez bon. Vous avez un joueur, Chouamini, qui est limité. J'aime beaucoup ce joueur, mais il a des limites techniques quand le niveau s'élève. Et surtout, pour les gommer, il faudrait être trois, alors qu'ils ne sont que deux. Et à côté de lui, il y a un mec qui vous semble être un krach, mais qui ne joue pas en Ligue des Champions. Donc voilà, c'est tout. Quand tu as en face, Rodri, qui est un monstre total, Ruiz, qui mange au petit-déj tous nos milieux de terrain et en plus Colmo lui aussi dans ce collectif-là Brie t'es très loin très très loin tactiquement techniquement t'es très loin de ces joueurs-là très loin et les Anglais les Anglais ne jouent jamais en finale les Anglais vont pouvoir les bousculer pourquoi ?
61:42
parce que s'ils jouent avec Declan Rice en pleine forme s'ils jouent avec Benningham s'ils jouent avec Anderson ils vont mettre ils vont la jouer au muscle ils vont la jouer mais ils jouent comment l'Angleterre ?
61:55
C'est-à-dire ? C'est quoi la question ? D'accord, ok, pas de soucis. Parce que tu m'as coupé, mais ce que je voulais dire, c'est que l'Espagne, ce qu'ils ont fait, c'est très bien. Il n'y a pas de soucis. On ne va pas comparer, de dire oui, le milieu de terrain, Paris Saint-Germain, ce n'est pas la même philosophie de jeu. Encore une fois, ce n'est pas pareil. Arrêtons de vouloir comparer des choses qui sont incomparables. Tu me parles de l'Espagne. L'Espagne, ils ont ça en eux. Nous, ce qu'on a pu faire encore une fois, Adrien Rabiot, il le fait bien.
62:26
Aurélien Tuameni, il est capable de le faire et il le fait bien aussi dans la récupération du ballon. Ensuite, en numéro 10, on peut avoir un Olysée ou un Ousmane, ça dépend de leur position sur le terrain. On est capable de les trouver. On peut les trouver. Pourtant, en plus, je te dis la vérité, de là-haut, c'est peut-être facile, mais il y avait de l'espace à certains moments de les trouver. Mais ces ballons-là, quand on essayait, techniquement, on n'a pas été au niveau. Soit la passe n'était pas appuyée, soit le timing n'était pas bon. Mais au final, pour moi, ce n'est pas le 4-3-3 ou le fait qu'il soit avec 2 minutes de terrain où il faut changer.
63:01
Moi, ce n'est pas ça. On a joué comme ça, on est capable de jouer comme ça.
63:05
sauf que là si techniquement t'es pas bon sur un match comme ça et en plus de ça je te parle techniquement on va parler de tactique c'est autre chose mais en plus de ça dans les duels tous les duels on t'est remporté par l'Espagne écoute moi pour revenir à la comparaison de Daniel moi je pense que Deschamps je pense que Deschamps ne sait pas faire du Luis Enrique et lui il se réfugie derrière un truc c'est de dire en sélection t'as pas le temps de travailler ça et ben Zidane va nous apporter la réponse derrière pour voir si un autre sélectionneur peut faire mieux et peut justement apporter une façon de jouer un peu plus moderne
63:33
Ok, mais ça dépend de la philosophie de chaque coach. Donc au final, là, on attend tout ce que Zidane arrive et nous dise. Vous savez quoi ? Je vais vous donner ce que tout le monde attend. C'est une équipe qui va jouer un peu comme l'Espagne sur un jeu de possession. Mais c'est impossible.
63:45
Ce n'est pas sa philosophie.
63:46
Si tu joues la suite, tu pourras, mais tu ne pourras pas contre les grosses nations.
63:50
donc c'est pour ça que je dis qu'on fait avec les joueurs et nous on peut avoir des joueurs qui sont bons athlétiquement qui sont capables d'apporter de l'impact au milieu de terrain et offensivement on a des joueurs qui sont capables de faire le jeu d'amener du danger mais on ne va pas demander à changer de passer en 4-3-3 obligatoirement moi je pense que dans ce système on peut performer sauf que là C'est une équipe de l'Espagne qui a été top à tous les niveaux. Si tu ne performes pas dans les duels et dans la technique, quand tu as le ballon, parce que sous pression, c'est là où un joueur de foot de très haut niveau, on le voit.
64:22
Sous pression, si tu n'es pas bon sous pression, c'est impossible. Tu ne peux rien faire dans une compétition comme celle-là.
64:28
J'aimerais qu'on se concentre, Kevin, et je te donne la parole en premier sur le dossier. La déception d'Embélé du jour. Incroyablement transparent. Comment tu expliques ça ?
64:38
Écoute, ce n'est pas le premier match que Ousmane Dembélé fait un peu fantomatique avec l'équipe de France. C'est lui qui avait dit qu'il avait préféré son match contre le Sénégal ou même en préparation.
64:49
Au final, sa Coupe du Monde, elle ne sera pas bonne. Et on saura avec toujours l'image qu'on disait, après les deux premiers matchs, on n'a pas de souvenir de grand Dembélé en équipe de France. Et on sait encore une fois. Et je refais encore l'histoire qu'on s'est refait avoir avec l'engouement, qu'on a tous plongé. Non, mais Daniel, arrête avec ça. On a dit
65:06
mais non mais arrête on a dit les choses on a dit les choses d'ailleurs on a tellement dit les choses qu'après son triplé il a fait le signe de la bouche fermée c'est bien qu'il y a quelqu'un qui a parlé donc c'est notamment l'afterfoot et d'autres qui ont dit les choses arrête de dire qu'on n'a rien dit et qu'on s'est laissé uniquement porter par la vague on a compris ça mais c'est pas le cas c'est même pas que tu es dans la vague tu t'es noyé mais non jamais de la vie jamais de l'avis on a dit après l'Irlande que Dembélé il était en concurrence et que pourquoi pas il fallait réfléchir à une autre solution on a dit que c'est pas parce qu'on avait été bon face à des équipes nobody qu'on serait bon contre l'Espagne on l'a dit aussi maintenant il faut laisser la chance au produit.
65:46
L'équipe de France a eu des bons résultats face à des petites équipes, des petites nations. On attendait de voir face à un gros test. C'est ce qu'on a dit pas plus tard qu'hier soir. Maintenant, on va pas non plus dézinguer pour dézinguer. Aujourd'hui, on a vu que face au mur, on a pris le mur en pleine tête. Mais arrête de dire qu'on n'a rien dit. C'est faux. Maintenant, juste pour dire que Dembélé, un peu à l'image de ce qu'a dit Kylian Mbappé tout à l'heure, il était aussi très important pour amener sa capacité à pressé, sa capacité à être le starter, notamment pour aller agresser le porteur du ballon adverse. Et force est de constater que lui, mais surtout Gilbert, moi celui à qui je reproche quand même plus, c'est Olysees.
66:19
Parce que Dembélé, il a déjà été transparent dans cette Coupe du Monde. Olysees un peu moins. Et là, Olysees, vraiment, il a été Canada Dry. Aujourd'hui, c'est vraiment...
66:27
Ta première déception, c'est plus Olysees que Dembélé. Et le match d'avant, c'était pas terrible. Et le match encore d'avant, c'était déjà pas terrible. Oui, mais bon.
66:35
disons qu'il a fait plus dans la campagne dans tous les cas c'est pas un ou un joueur c'est collectivement ça soit offensivement on n'a pas été bon et défensivement on n'a pas été bon de dire 1-1-1 franchement si on regarde le match c'est toute l'équipe c'est pas 1-1-1 et tu me dis offensivement tous les joueurs offensifs n'ont pas été décisifs n'ont pas été tranchants non et défensivement pareil l'équipe elle n'a pas été bonne les animations ça soit offensive et défensive n'ont pas été bien faites sur ce match là donc moi je suis désolé je ne pourrais pas dire tel ou tel, moins, plus ou... Non, c'est les deux.
67:07
Moi, j'aimerais bien savoir, Samuel, si les joueurs ont travaillé le 1 pour 1 dont parlait Kylian Mbappé.
67:13
Je reviens sur le mot du capitaine. Kylian, il a dit qu'il pense, là, après le match, que ça aurait été peut-être mieux d'être sur du 1 contre 1. C'est ce qu'il a dit.
67:23
C'est pas son truc, le 1 pour 1, ça veut dire 1 pour 1 tout terrain.
67:27
Mais quand tu vois comment ils se sont fait balader, c'est normal, tu sors du match, tu sais quoi, on aurait dû faire...
67:32
J'ai une question pour toi, Samuel Oumtiti. Après la Coupe du Monde 2018, on avait vu le petit reportage sortir et Pogba se levait dans une visio après le match sur un visionnage du match contre l'Australie où il reprochait à Deschamps de ne pas avoir travaillé le pressing avant la compétition. Est-ce que vous l'avez travaillé, oui ou non, avant la Coupe du Monde 2018, le pressing ?
67:53
Le pressing ? Non, le pressing, parce que ça faisait des semaines, même des mois avant, avec les matchs de qualification, on a joué de la même manière. Mais sauf que là, face à l'Australie, on a joué différemment. On est passé en 4-3-3. Donc, on n'avait pas forcément ces automatismes-là, même si on l'a travaillé peut-être quelques jours avant, mais on n'avait pas ces automatismes-là comme on l'avait en jouant en 4-2-3. On ne les avait pas. Donc, c'est pour ça que nous...
68:21
on était perdus sur le terrain clairement et qu'on se disait comment on va faire ce que veut dire Kevin c'est est-ce que Deschamps que tu as connus travaille les pressings je pense que c'est ça la question derrière donc lui est convaincu qu'il ne les travaille pas il ne travaille rien du tout à part le but retourné les petites vidéos de la FFF à part le but retourné on fait du 8 contre 8 et après on glisse sur les genoux avec les gardiens qui jouent dans le champ moi je ne vois jamais une séance mais bon après je ne sais pas oui mais après on fait des sens tactiques bien évidemment sur ce qu'on a
68:50
quand on a le ballon et quand on n'a pas le ballon bien sûr qu'on travaille sinon ça serait fou je continue l'évaluation les gars il faut qu'on parle de Lucas Dignes qui pourtant avait acquis sa place la nouvelle reprise du PSG oui la nouvelle reprise du PSG qui avait finalement piqué la place à Hernandez et puis on était plutôt content de Lucas Dignes aussi depuis le début de la Coupe du Monde il a pris l'eau et Hernandez aurait peut-être pris l'eau aussi moi je vais dire il y a un truc qui m'a choqué sur Lucas Dignes la façon que tout se renverse
69:17
Moi je vais te dire, qu'il se fasse éliminer en 1 contre 1 face à Yamal, et je suis prêt à l'accepter, Yamal c'est un des meilleurs joueurs du monde, etc. Mais par contre, l'action du pénalty, où il est persuadé qu'il va avoir du temps de contrôler le ballon de la tête et ensuite dégager, ça non. Ça c'est qu'on n'a pas compris que c'était une demi-finale de Coupe du Monde, que ce n'étaient pas les matchs précédents, et que là on avait le temps de rien faire. Ça je reviens un peu pour ça.
69:39
l'accabler c'est dur même si ça coûte un pénalty mais c'est une mauvaise gestion tout simplement de la situation et que quand t'es dans la surface de réparation c'est des gestes où on te dit direct tu dois avec la tête le premier geste qu'il fait avec la tête tu dois le dégager mais au final je pense que c'est une mauvaise gestion en tout cas appréciation ça soit du ballon qui arrive au début et c'est trop
70:02
Surtout, il ne sait pas où est Yamal. Parce que s'il en vient à shooter comme ça et à taper dans Yamal, ça veut dire qu'il ne le voit pas. Il n'a pas anticipé la situation. Il n'a pas géré le contexte. Il n'a pas vu où il était.
70:13
Il n'avait pas le radar. Au contraire, la mine Yamal, quand tu vois sur les images arrêtées, il l'anticipe tu vois qu'il regarde le ballon il se dit ah ouais Lucas il va faire ça donc c'est pour ça qu'il fait au début il fait 2-3 pas et ensuite il fonce sur le ballon sans même savoir s'il va le toucher parce qu'il sait très bien qu'au final le joueur en tout cas Lucas allait faire ça tu veux dire il va chercher le pénalty il va chercher le pénalty clairement
70:39
En tout cas, pour moi, à cause des matchs précédents où tout était plus facile pour l'équipe de France, il se dit à ce moment-là, c'est bon, j'aurai le temps de faire ma deuxième touche de balle. Et c'est là où, pour moi, il y a l'erreur de jugement.
70:50
Après son erreur, je pense qu'ils ont, à un certain moment, bien défendu. Parce que je pense, sur des matchs comme ça... il faut arriver sur du 2 contre 1. Surtout sur un joueur comme Lamine, c'est rare. Et tu vois, toutes les équipes, même Ousmane, il est souvent en 2 contre 1, on ne le laisse jamais en 1 contre 1, c'est très rare. Donc là, sur ces moments-là, il aurait eu en tout cas besoin d'aide, que ce soit d'un milieu ou d'un hélié, pour arriver et être en 2 contre 1. On n'a pas réussi à le faire. Et souvent, on l'a laissé en 1 contre 1 et ce n'est pas facile de défendre face à un tel joueur.
71:21
Il faut qu'on dise un mot et Oupamecano, je me rappelle qu'il fait quand même son match, il est intervenu plein de fois à Bonessian. Oupamecano, je n'ai pas envie de l'accabler, moi.
71:30
Oupamecano, tu veux dire quoi de lui ? Saliba, il se blesse un peu. Après, Saliba, la vraie question, c'est...
71:39
On est dans la première demi-heure. Est-ce que la surcharge de stress de l'événement et du match de ce soir n'a pas fait que tout ce qu'il traînait depuis un mois s'est écroulé pile ce soir ? Est-ce qu'il n'y a pas eu un peu de psychosomatique là-dedans ? Parce que jusque-là, ça tenait. Il n'y avait pas de problème.
71:57
Oui, mais ça tenait avec une douleur quand même. C'est plus ça la question. Est-ce qu'il fallait vraiment le prendre alors qu'il a dit lui-même, je ne suis pas à 100%, qu'il avait quand même des douleurs, en se disant à chaque fois, ça va passer, ça va passer. Il a fait des bons matchs quand même, mais il y a un moment donné où je pense aussi que l'accumulation, même sans que ce soit psychosomatique, sur le dos, à force, ça fait que ça a lâché.
72:17
La question mérite de poser. Tu prenais la croix, tu lui mettais le maillot de saliva, vu qu'il se ressemble comme deux gouttes d'eau, tu pouvais faire la feinte ? Tu vois ? Excusez-moi.
72:28
Non, mais je ne vois pas comment rebondir derrière, mais oui, pourquoi pas ?
72:33
Non, mais tu veux... Pourquoi ? T'as remarqué quand même, quand il y en a un qui est sorti, l'autre qui est rentré, tu te dis mais c'est incroyable. Oui. Après, on les a eu balle au pied, c'est pas exactement la même chose quand même. Personne, pour une fois, ne m'a allumé Jules Koundé.
72:47
parce que là on est dans autre chose on avait d'autres priorités en fait si tu comparais avec Pedro Porro sur l'apport offensif moi j'ai un truc positif sur Julio Koundé ce soir il a compris que c'était un gros match comme par hasard et il a remis les cheveux comme il faut
73:05
sur ses belles paroles je pense que je pense qu'il n'y a rien d'autre à dire sur que je crois qu'il va falloir libérer Sam je vous le dis très bien dernier mot sur Méni avant que tu partes Samuel
73:17
que dire merci Samuel il n'est pas fautif il n'y a rien à dire sur ce qu'il a fait et même à certains moments il a quand même réussi à rester un peu haut quand même mais il a fait ce qu'il a pu voir Non Meignan il n'y a rien à dire Mais par contre Unai Simon il a été monstrueux Dans toutes les lectures Très sous-cochéris la profondeur Toutes les sorties Unai Simon Comme quoi c'est limité Limite qu'il n'est même pas digne de lasser les chaussures de Meignan Mais ça encore Ce qu'il fait Parce que c'est demandé par l'entraîneur Et que c'est quelque chose de très fort en Espagne Les gardiens c'est très fort Donc qu'ils le fassent Moi ça ne me choque pas Et je ne veux pas dire Waouh Unai Simon Non parce que c'est normal chez eux de le faire C'est quelque chose de normal de le défendre de cette manière Et c'est très bien fait Et ça fait qu'on n'a pas pu avoir de profondeur C'est très bien fait parce qu'ils ont l'habitude de faire et c'est normal.
74:07
Mais ça ne veut pas dire que comme il a fait ça, il est meilleur que Mike. C'est pas ça. Moi, je n'ai juste pas un gardien par rapport à ça. Merci à vous.
74:17
Jean-Louis, tu t'en vas aussi ? Salut Jean-Louis. Très bien. Salut Jean-Louis. Samuel, premier consultant.
74:24
On aura également les premières réactions.
74:29
Les premières actions de Luis Delafuente qui répond à Deschamps sur l'arbitrage. C'est juste après.
74:32
Comment on peut parler d'arbitrage ce soir sans déconner.
74:37
Début à la fin aujourd'hui d'à côté.
74:48
Il est minuit 29 en France, il est 18h29 ici à New York, la fleur continue jusqu'à 5h du matin, Pierre Dorian dans une demi-heure, les nuits du Casar enchaînés, ensuite à 3h du matin, donc si vous voulez continuer de pleurer avec nous, en l'occurrence, vous pouvez le faire pendant très longtemps cette nuit. Luis de la Fuente, Florent Germain nous a envoyé ses premières actions, il a dit, il dit, on a dit aux joueurs qu'on allait affronter l'une des meilleures sélections du monde, mais qu'eux allaient affronter la meilleure équipe.
75:16
Grâce à tout ce que nous on fait avec le ballon. Voilà ce qu'a dit De La Fuente à ses joueurs. Quant à l'arbitrage, il a dit que si Deschamps dit que l'arbitrage était mauvais, ça veut dire qu'il a été mauvais pour les deux équipes. Voilà comment répondre De La Fuente. C'est pas mal sa punchline que eux allaient affronter la meilleure équipe.
75:40
De toute façon, on n'est pas loin de penser que dans cette compétition, quand tu regardes les quatre demi-finalistes, la meilleure équipe, le meilleur collectif, c'est clairement l'Espagne. Surtout qu'ils retrouvent des individualités comme Rodri et comme Yamal qui montent en puissance dans cette compétition. Après, tu as la France qui a de très très grosses individualités, tu as l'Angleterre aussi qui a de très grosses individualités mais un moins bon collectif.
76:02
Demain, ce sera une autre opposition de style, même si je pense que l'Argentine est plus vieillissante que l'Espagne et que l'Angleterre peut faire très mal à cette équipe d'Argentine. On verra.
76:11
En tout cas, l'arbitrage n'est vraiment pas un sujet ce soir.
76:15
Deschamps et Delafuente de revenir là-dessus. Il a tout raté ce soir.
76:19
Florent Gontreau nous rejoint après avoir brillé de mille feux sur BFM TV.
76:23
Salut les gars, salut à tous, salut Gilbert et salut à New York. Dans les trois points... Juste un point pour rebondir sur ce que je viens d'entendre de Louis Delafuente sur le collectif et la sélection. Je pense aussi la même chose des fameux 4 fantastiques. Parce que là, on a eu droit, je parle un peu en mode généraliste, dans le grand public, un peu un truc de footy sur nos 4 fantastiques. Nous, on a eu un vrai carré magique dans un milieu de terrain, puisque je vous entendais parler à juste titre de la salle des machines.
76:53
À un moment donné, on était vraiment supérieurs au milieu de terrain en France. Ce n'est plus le cas. Mais les fameux 4 fantastiques... J'ai écouté Yoann Miku dire ça, je suis assez d'accord avec lui. Les quatre fantastiques, ils sont fantastiques, par intermittence et par éclair. Mais dans l'animation, la fameuse animation collective, ils n'ont jamais été très fantastiques parce que ce n'est pas un ADN des champs. Et à l'inverse, côté espagnol, et ça rejoint ce que dit Luis de la Fuente, collectivement... Quels que soient les joueurs, que tu fasses rentrer Mérino, que tu mettes Ferran Torres ou que tu mettes Oyarzabal, je pense que collectivement, ils savent ce qu'ils ont à faire.
77:28
Et donc, effectivement, ça fait la différence. Donc, les fameux quatre fantastiques dont on nous a rebattus les oreilles, ils sont très forts parce que, oui, Bappé sur une frappe comme il a fait au dernier match, il doit faire la gif. Olizé, une passe D pour Bappé. Mais ce n'est pas ça une animation collective. Donc, ce soir, ils ont pris une leçon collective. Moi, la deuxième chose, juste sur le côté tactique, c'est Je pense que le 4-3-3 dont on a beaucoup parlé, même s'il est difficile pour Deschamps de le faire dès le coup d'envoi, je pense qu'il y a deux erreurs. C'est un, de ne pas avoir laissé Doué, qui pouvait faire beaucoup plus de mal quand même à cette équipe d'Espagne.
78:00
Et deux, s'il ne le fait pas au coup d'envoi, à la mi-temps, non pas de faire échauffer Connet pour remplacer Rabiot avec son carton jaune. Qu'est-ce que c'est que cette histoire quand tu as un carton jaune ? Maintenant, tu sors le mec. Oui, tu le sors en match de poule quand tu es qualifié. Mais le meilleur milieu de terrain de la première mi-temps, tu le laisses, tu rajoutes Kone. Je ne dis pas qu'on n'aurait pas gagné, on était moins forts. Mais peut-être qu'avec trois milieux, tu pouvais tenter un truc. Moi, je pense que les deux erreurs, c'est de ne pas avoir...
78:22
On revient au débat du premier match. On se demandait s'il fasse à une grosse équipe et tout. Mais comme je le disais à Kébé, le problème, c'est que ce débat, on l'a arrêté très vite. Et on s'est tous résolus à l'idée que maintenant, on irait au bout comme ça et qu'on écraserait tout le monde.
78:33
On peut quand même le reconnaître.
78:34
En même temps, c'est ce qu'il a fait, Daniel. Il a été au bout comme ça et il n'a pas écrasé.
78:38
Moi, ce qui me gêne, en fait, dans ce Café des Champs, t'as raison, Daniel, c'est dur de dire, fallait le faire au coup d'envoi. Ça, c'est facile à dire maintenant. Maintenant, 46e minute.
78:47
Tu envoies Conner à l'échauffement. Moi, je me suis dit, il va faire 4-3-3. Qui plus est, je pense que là, il y a une autre erreur. J'étais surpris. C'est Doué Barcola. Doué te permet d'avoir un milieu supplémentaire par séquence pour récupérer. Moi, je ne comprends pas pourquoi lui-même, qui a trouvé cette solution dans le match précédent, s'est mis une épine dans le pied en faisant ça. C'est bizarre. Je ne comprends pas trop.
79:09
Avec Stéphane qui explique que les qualités de Barcola sont plus à même... d'être avantageuse pour les plus. Oui, parce qu'ils pensaient que les Espagnols allaient jouer un peu. Ça veut dire quoi ?
79:19
Ça veut dire que t'avais prévu de jouer bas et de sortir en contre ? Ou alors t'avais prévu que Pedro Poro allait prendre le couloir et que Barcola allait lui faire mal quand il aurait besoin. C'est arrivé une fois.
79:28
Tu te rappelles, au début du match, t'as eu une fois où il est passé et effectivement, Daniel, je pense qu'ils ont parlé à lui.
79:33
Pour planter le premier, mais bon.
79:36
Dans les trois points de Daniel, tout à l'heure, il y avait le fait, Daniel disait, on s'est complètement planté sur l'équipe de France. On va introduire ce débat-là. Oui mais c'est intéressant Je lui donne son avis aussi, il n'était pas là Avec Samy qui lui justement veut parler de ça Salut Samy Salut les gars, vous allez bien ?
79:54
Salut Samy Ça va et toi ? Pas trop, je suis en colère ce soir Alors on t'écoute Donc si je peux finir Ne me coupez pas s'il vous plaît Je récapitule depuis le début On joue l'Irak Il y a quelques années, c'était un pays en guerre et ça n'a pas joué au foot. On joue l'équipe B de la Norvège. On joue la Suède qui en a pris cinq contre les Pays-Bas. On joue le Maroc qui a été catastrophique lors du match.
80:25
Et on ose dire que l'équipe de France, c'est la meilleure équipe de France de tous les temps. Elle est bien meilleure que celle de 2006.
80:31
Mais on marche sur la tête, les gars. Alors, on a dit beaucoup de conneries, mais ça, on l'a pas dit. Attends, deux secondes. On dit que Rabiot-Chouamimi, c'est meilleur que Maquilélé-Vira. Ça, pour le coup, ça, j'ai pas dit non plus. On dit qu'il n'est pas fait, ça soit sur la table de Zinedine Zidane. Mais regardez la Coupe du Monde 2006 de l'équipe de France contre qui ils jouent. Ils jouent le Portugal, ils jouent le Brésil, ils jouent l'Italie, ils sortent l'Espagne. Et là, on parle de l'Irak, l'équipe B de la Norvège.
80:56
Ce que tu dis, non seulement je suis d'accord avec toi, mais j'ai commencé l'émission, je ne sais pas si tu as entendu, tu es peut-être avec nous. J'ai dit que je m'en voulais terriblement du manque de lucidité qu'on a eu dans cette Coupe du Monde. On a eu un manque de lucidité terrible.
81:11
Mais tous, même les gens qui regardent, tout le monde a vu cette équipe de France beaucoup trop belle. Je reviens au format et au match et aux adversaires. Parce que ce soir, la claque comprend C'est de se dire, avec une équipe de France forte, parce qu'on ne peut pas dire maintenant qu'ils étaient faibles, suffisamment forte pour infliger des défaites très nettes à leurs adversaires, ce soir, tu as pris une leçon. Tu as l'impression d'avoir eu Pogacar contre Vingegaard. Donc, tu te dis que nous, les Français, à suffisamment fort pour faire les leçons de foot qu'on a faites récemment, on est à des années-lumière de l'Espagne.
81:47
T'imagines les écarts qu'il y a dans ce plateau ? Vous savez que la Belgique a beaucoup de joueurs contre l'Espagne.
81:51
La Belgique a fait un meilleur match tactique contre l'Espagne que nous.
81:57
Un joueur que je ne supporte plus et que je ne supporte pas, c'est Aurélien Foamini. Il perd de 2-0 la France. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il se met 3e défenseur central et il fait des passes à 2 mètres. Il fait des passes en roterie, il ralentit le jeu. Mais qu'est-ce qu'il fait dans cette équipe ? Quand tu vois qu'un joueur comme Warren Zahir Emery, qui a été titulaire toute la compétition en Ligue des Champions avec le PSG, qui a été monstrueux, qui a un état d'esprit irréprochable, qui mange matin, midi et soir, soir, minuit, même où il aurait pu jouer latéral, il ne joue que 20 minutes.
82:34
Samy, tu as raison, mais ce ne sera pas le cas. Tu sais ce qui n'est pas facile dans notre job, c'est qu'on en est venu sur les dernières années à ne plus analyser l'équipe de France comme on aimerait l'avoir, mais comme Didier Deschamps allait la faire jouer.
82:47
Mais c'est pour ça que Didier Deschamps, même si on voit.
82:49
je suis d'accord avec toi mais il y a deux jours je suis je sais plus sur quel plateau et on me dit pour Deschamps aujourd'hui il y avait je crois un sondage qui disait pendant l'Euro 2024 qu'un Français sur deux voulait que ça s'arrête un petit peu plus même après la Suède donc trois matchs plus un on était à un peu plus de 70% genre s'il restait bien Quand je vous dis que tout le monde a perdu la boule dans cette Coupe du Monde, je maintiens que tout le monde a perdu la tête.
83:25
Tout le monde a perdu la tête. Non, je ne suis pas tout à fait d'accord. Moi, il y a un truc, mais c'était difficile à dire parce qu'au bout d'un moment, je l'ai dit souvent dans les émissions, on va me prendre pour un pisse froid, pour un rabat-join. À partir du moment où tu dis ça, ça veut dire que tu vas dans mon camp ?
83:45
Excuse-moi Kevin, parce que Flo vient d'arriver, je vais lui dire, à partir du moment où on raisonne en pensant qu'on va nous dire qu'on est, on est déjà dans l'erreur. Peut-être.
83:57
Et ça ne l'a jamais fait Peut-être Mais néanmoins En disant moi Je vais vous dire quand même Que je suis un pisse froid Et un rabat-joie J'avais notamment parlé De l'adversité C'est-à-dire de regarder Désolé les gars Mais Donc désolé les gars Mais la Suède La Suède honnêtement Très faible Ok Derrière le Maroc Je me suis dit Premier test Mais comme tactiquement Ils ont accepté de perdre Et de rien faire Tu dis bah non Désolé il n'y a pas eu de test Après c'était aussi la France Qui les avait Qui leur avait roulé dessus Non Non la France l'auront roulé dessus. Ils l'auront roulé dessus.
84:32
Ils l'auront roulé dessus avant le match. C'est-à-dire que le Maroc a pris peur et n'a pas fait le match qu'il devait faire. Ils l'ont fait quand même.
84:39
Les Français ont été bons, mais je ne peux pas te dire, après le Maroc, « Ah, on a eu le gros test, et on attendait. » Oui, on est d'accord, mais ça, on l'a dit aussi, que ce n'était pas le gros test. Et le dernier point, quand même, Daniel, un point qu'on avait dit avant la compète, et ça, pour le coup, je l'ai dit plusieurs fois, et il n'y a pas besoin d'être un grand spécialiste de foot. Je me souviens qu'on avait parlé même avec Jean-Michel, je crois, à Larquet, dans une émission avant la Coupe du Monde.
84:59
On n'a pas le milieu qu'on a eu avant. Le niveau du milieu, ça on l'a dit. Mais néanmoins, tu peux gagner des compètes parfois avec un milieu moins fort si tu n'as pas des adversaires aussi forts que l'Espagne. C'est-à-dire que moi, dans cette compète, si tu n'as pas l'Espagne, je pense que la France peut gagner.
85:13
Prenons les derniers vainqueurs de grandes compétitions. Regardez le milieu de terrain, les joueurs qu'il y a dans le milieu. On n'a pas de milieu de ce type-là.
85:23
On n'a pas de mieux de ce type-là. Individuellement, on a des bons joueurs. Pour moi, c'est une idée collective. C'est une animation. Vainqueur de l'Euro, Espagne. Coupe du Monde, Argentine. Même vainqueur de l'Euro, Italie. Un Jorginho de cette époque-là. Oui, pas de souci. Tu n'as pas ça dans le photo français. Un mec comme ça, tu ne l'as pas.
85:44
On ne peut pas dire que Macalister, Enzo Fernandez en 2022... Mais le Macalister de 2022, c'est plaisant. C'est le gars qui était à l'Iverpool après. J'ai parlé avec plein d'argent qui disent que c'est loin d'être leur meilleur milieu de terrain qu'ils ont eu. Ah oui, mais peut-être. dans leur histoire mais néanmoins c'est un gros militaire un gars comme Omar il n'est pas un grand fan de ce militaire mais c'était un gros militaire mais juste un truc sur le discours du milieu et de soi-disant là où je n'ai jamais été d'accord je ne pense pas que j'ai entendu Florent ou même Daniel être d'accord avec ça mais ceux qui ont dit que c'était la meilleure équipe de France de l'histoire, alors qu'on avait battu...
86:23
Mais si, je l'ai entendu, je l'ai entendu très souvent, je l'ai entendu. Tu l'as entendu à la boulangerie, ça va ? Non, je l'ai entendu sur les plateaux, je l'ai entendu. On l'a lu souvent sur les réseaux sociaux, peut-être dans les plus jeunes générations qui n'avaient pas connu 2000 ou 98 ou même 2006 à moindre mesure. Ça, c'était une hérésie de dire ça, ça c'est clair.
86:43
Si ils avaient gagné, on aurait pu leur parler. Pour rebondir là-dessus, pour régler ce débat du milieu, faisons simple, les deux fois où tu as été champion du monde, tu avais des milieux supérieurs à celui d'aujourd'hui. C'est tout simple. Tu peux être quart de finaliste, demi-finaliste, ça maintenant, c'est déjà beau.
87:00
Qui m'a soutenu il y a 12 jours, je ne sais plus qui, que Rabiot pouvait être mis dans la même phrase que Manu Petit ?
87:04
c'est moi ça sur la Coupe du Monde j'ai dit dans cette Coupe du Monde et encore aujourd'hui c'est le meilleur milieu de terrain de l'équipe de France aujourd'hui mais pas dans la même phrase que Manu Petit s'il te plaît c'est un très très bon milieu de terrain sur cette Coupe du Monde si tu me dis quel a été le meilleur milieu de terrain de l'équipe de France dans cette Coupe du Monde c'est Adrien Rabat Oui, mais au royaume des aveugles, les banques sont bas.
87:23
Ce que je veux te dire, c'est qu'en 90... Non, mais moi, je l'aime beaucoup. Je te dis que je le regardais. Mais néanmoins, 98-2018, c'était meilleur. Et c'était meilleur parce que... Les trois, oui. Non, mais parce que techniquement, déjà, c'était meilleur offensivement. C'était meilleur. Quand j'ai vu le milieu espagnol...
87:39
Là, tu n'as pas la moitié d'un Pogba.
87:41
Oui, Pogba 2018.
87:42
Pogba Prime, c'était au-dessus. Je n'ai jamais parlé de Pogba.
87:45
Oui, mais c'est pour te dire qu'on n'a pas. Moi, on a un milieu pour défendre.
87:48
Combien de fois dans l'année, on parle du milieu de terrain, le moteur de l'équipe ?
87:51
On ne l'a pas.
87:52
Mais là, il partait sur un truc en 4-2-3-1 où les 4 de devant devaient faire la diff. Parce que là, on parle du milieu. Mais on a aussi parlé quand même des grosses défaillances. Tu es d'accord qu'on a dit aussi ou tu vas dire qu'on n'a pas dit ça non plus ? Des grosses défaillances qu'on avait sur les postes de latéraux.
88:03
Juste un truc que vous avez abordé Qui est important Sur le fait qu'au bout de 15-20 minutes Les bleus ont un peu baissé la tête En disant peut-être qu'ils sont plus forts Il y a aussi une raison Pour aller récupérer le ballon Dans les autres matchs On a loué les efforts des offensifs et même de Bappé sauf que moi j'ai regardé les efforts de Bappé il le fait une fois deux fois trois fois sauf que là il s'est dit putain va falloir le faire cent fois et donc ils se sont dit c'est pas possible et Bappé autant il fait des efforts un peu on va dire pour que ça se voit sur une on va dire une course en arrière deux trois fois dans le match mais là il fallait y aller tout le temps tout le temps et les gars ils se sont dit ça va être impossible ils se sont fait tourner c'était une corrida c'était une corrida par moments donc moi quand on me dit les bleus ont fait un non-match le pire match et tout je pense surtout qu'ils se sont fait tourner en rond comme c'est horrible et comme tu
88:54
disais Kevin j'entendais dans ces moments-là même ton pressing t'as toujours l'impression d'être en infériorité numérique tu sais pas pourquoi on a le droit aussi de s'extasier un peu sur ce qu'ont proposé les espagnols je pense qu'on était tous les trois devant la télé
89:08
D'ailleurs, on va en parler dans quelques instants. Le deuxième but, on était... Sauf que, Daniel, il y a un débat hyper très intéressant pour plus tard.
89:17
C'est un teasing, juste pour plus tard, peut-être dans les autres émissions.
89:22
Quand tu vois l'équipe d'Espagne, je te le dis parce que j'ai des messages de gens qui ne regardent jamais le foot et qui me disent qu'est-ce que c'était chiant comme match. Et moi, je leur dis mais pas du tout. Exceptionnelle démonstration des Espagnols. En gros, le grand public ne peut pas voir sur ce match où ils font tourner beaucoup le ballon la qualité footballistique que tu vois des Espagnols. Et ça, culturellement, c'est peut-être assez intéressant. Mais moi, j'ai eu plein de messages qui me disaient en plus, ce n'était pas un bon match, c'était chiant, ils faisaient tourner le ballon, il ne se passait rien. Alors qu'en fait... C'était incroyable. Pour eux, les spécialistes de foot, c'est un match de fou des Espagnols.
89:53
Justement, l'Espagne, dans quelques instants, Edgar Groslo va nous rejoindre. Il est à Madrid. On se retrouve dans quelques instants. N'oubliez pas que Pierre Dorian prend la suite. Pierre Dorian est venu à New York pour une défaite. Et oui, c'est ça l'effet Pierre Dorian dans l'after et sur RMC. C'est beau.
90:07
Et il sera là dans un quart d'heure.
90:18
Il est minuit 45 en France, il est 18h45 ici à New York, Edgar Grolo nous rejoint, Daniel Riolo lui est toujours là, tout comme Florent Gautreau-Cavidias Edgar, bonsoir ! Salut Gilbert, salut tout le monde ! Edgar, t'es à Madrid, t'es rentré de la Coupe du Monde et donc tu te retrouves dans un pays finaliste, désormais tu vas nous raconter un peu la soirée que t'as vécue à Madrid à base d'ailleurs de chants pas très amicaux pour Kylian Mbappé, pourtant c'est sa ville !
90:43
Oui, il a été insulté dans quelques champs. Dès qu'il arrivait, j'étais dans la fanzone qu'ils avaient installée au centre-ville. 4000 personnes, il y avait une très très belle ambiance. Mais c'est vrai que le joueur qu'ils avaient envie de chambrer, c'était Kylian Mbappé. Même après le match, ils se disaient tous, mais Mbappé n'a pas existé, on l'a sorti. L'omelette espagnole, elle est meilleure que l'omelette française. Ils étaient très très contents de faire perdre aussi la France et de faire perdre... Ah oui, je ne suis pas d'accord, effectivement, mais... de faire perdre aussi Kylian Mbappé même les supporters du Real étaient contents de le sortir et voilà évidemment ça me fait du bien de parler avec des Français parce que là je peux te dire qu'il n'y a que des gens qui sourient des gens qui chantent des gens qui sont heureux autour de moi et je pense qu'évidemment on est tous d'accord et je vous écoutais ils le méritent et ils ont été énormes ce soir
91:27
On a une petite pensée quand même pour notre auditeur qui nous a appelé hier le fabricant de meubles, Daniel. Le fabricant de meubles. Ah oui, qui a dit qu'il avait passé une mauvaise heure. Il a dit qu'il n'y avait que des Espagnols qui lui ont dit tous qu'ils allaient leur mettre 3-0 et que lui, il leur a dit atteindre des devoirs. Il voulait venir demain avec son maillot de la France. Je crois qu'il va peut-être le mettre en arrêt demain.
91:46
Tu comprends mieux dans la façon, alors il peut y avoir beaucoup d'arrogance parfois même dans le jeu, et on l'a vu aussi avec les équipes de Luis Enrique, de Guardiola, c'est quelque chose qui peut revenir, mais tu comprends un peu mieux les propos d'Yamal, tu sais quand tu l'avais dit, je pense que oui on est meilleur. Rappelle-toi les propos de Luis Enrique, notamment cette année, qui était un peu différent de ceux du début de l'aventure PSG, c'est à un moment donné, c'est aussi de faire entrer ça dans leur tête, pour qu'eux le pensent et le fassent, et puis que ça rentre dans la tête de l'adversaire, qui s'est dit aussi, quand au bout de 15 minutes, ils ont vu qu'ils se faisaient tourner en rond par leurs adversaires, les Français se sont dit, oui, clairement, ils sont meilleurs.
92:23
Et là, il y a un souci, mais je pense que mentalement, Moi, je pense qu'il y a maintenant un complexe d'infériorité des Français. J'ai regardé sur les 11 derniers matchs France-Espagne, ça fait 8 victoires pour les Espagnols. La bête noire...
92:37
Je pense qu'avant ce match, il n'y avait pas de complexe d'infériorité. Je pense qu'ils étaient bien et ils estimaient bien qu'ils pouvaient le faire. Je te parle du début de match.
92:43
Je te dis qu'au bout de 15 minutes, quand ils ont vu que les mecs leur tournaient autour... Moi, j'ai vu comme tu as dit tout à l'heure sur les visages... Même à la 6ème minute, les visages étaient changés. On est dans la merde comme d'habitude. Tu l'as vu, Deschamps, combien de fois ? Tu l'as vu en plan de coupe, en mode, je ne sais pas quoi faire. Je suis d'accord avec vous. J'ai fait attention à toi, j'ai vu la même chose.
93:02
À partir du moment où tu commences à parler à l'arbitre, tu commences à te lever, à réclamer les trucs.
93:06
Ce qu'il a dit à la fin.
93:08
En fait, il y a eu des attitudes côté français qu'on n'avait pas vu depuis le début, qui étaient de la frustration. Il y a eu des fautes de frustration. Il y a eu évidemment de la frustration sur l'arbitrage. Moi, je peux le comprendre sur le moment. Ce que je ne comprends pas, c'est derrière, en interview, d'en faire un point important de l'analyse du match. Mais bon, peu importe. On va dire qu'il y a beaucoup de frustration. Mais la frustration, elle vient d'un point au foot. C'est quand tu es sur un terrain et que tu n'arrives pas à toucher le ballon. Exactement. Ça, c'est horrible. Ou tu n'arrives pas à attraper l'adversaire. Ou à l'attraper. Parfois, tu as envie de l'attraper. Tu as vu, j'ai même vu Koundé qui faisait une faute un peu trop visible, entre guillemets.
93:41
Même si la possession, Flo, je ne sais pas si tu as entendu, c'est 51-49. C'est surprenant.
93:45
Et ce n'est pas complètement surprenant parce que je le disais, je ne vais pas me répéter, mais en gros, c'est qu'est-ce que tu fais du ballon, comment tu l'utilises, dans quelle zone tu l'as, comment tu mets ton adversaire dans les meilleures conditions, etc. Et ça, Edgar le suit en Espagne avec les profits de joueurs qu'ils ont.
94:00
Profitons de la présence d'Edgar. Évaluons le match de Yamal, s'il vous plaît, parce que tout à l'heure...
94:06
on a parlé longtemps de Rodri là mais enfin longtemps on en a parlé un peu Yamal ah bah tant mieux vous n'avez pas entendu mais Rodri c'est exceptionnel avant de parler de Yamal Rodri c'est le patron le joueur du match le meilleur joueur de cette coupe du monde il est extraordinaire c'est le joueur qui a dégoûté tout le monde c'est le gars qui est là au bon endroit
94:22
Pour moi, lui, il vaut 2 millions de terrains français.
94:25
Lui, il en vaut 2. Vous entendez sur le pressing, mais c'est lui qui a dégoûté tout le monde.
94:29
Aussi dans les compensations, le fait comment il vient faire les 2 contre 1 sur le côté à chaque fois. Comment c'est lui qui sort les ballons à l'entrée de la surface quand il y a un centre dangereux. Là, c'est un QI football. C'est quand même un ballon d'or.
94:43
C'est un QI football, c'est un ordinateur. Lui, quand on se hasarde à des comparaisons historiques, machin et tout. Tu vois, en Espagne, si un mec arrive et dit, Rodri, il est à la table du Grand Bousquet, je dis, oui, il n'y a pas de problème. Il est ballon d'or aussi. Il va commencer à entrer dans des... Il est ballon d'or. Non, mais Bousquet, il a un palmarès. Mais je dis, Rodri, il n'y a aucun problème. Bien sûr, vas-y, mon vieux vieux. Là, il n'y a pas de comparaison exagérée.
95:06
Comment tu juges le match de Yamal ce soir ?
95:10
Écoute, encore une fois, je trouve qu'il a été très important parce que tu sens qu'il pèse, tu sens que ce n'est pas un joueur anodin, tu sens qu'il fout les genoux et qu'il faut le surveiller. Il fait peur, il fait reculer. Alors oui, ce n'est pas le meilleur match en carrière, mais il a fait tout ce qu'il fallait et il a senti que peut-être que ce n'était pas à lui ce soir d'être celui qui allait marquer, qui allait délivrer tout le monde, mais il fait quand même des différences énormes juste en étant là. Et c'est là que tu ressens que c'est ce type de joueur.
95:40
Il a cherché un pinot quand même. Oui, évidemment. Mais quand tu compares par exemple aux attaquants français, mais les attaquants français, ils n'ont pas foutu les chocottes aux Espagnols. Ils n'ont pas fait reculer. Les Espagnols, ils étaient dominateurs. Qu'est-ce qu'on n'a pas dit sur la charrière espagnole ? On les a vendus comme des bidons. C'est rapproché de la surface. Tu sens que c'est autre chose.
95:59
C'est un petit moment que j'entends dire que c'est...
96:01
Ils ont été également très sous-cotés. Après, attention, quand je dis tout ça depuis tout à l'heure, machin et tout, sauf à ce qu'on ait menti et qu'on nous a raconté des histoires là-dessus, parce que je ne suis pas allé vérifier dans la presse internationale, mais le nombre de papiers où j'ai lu que la presse internationale, dans son ensemble, disait que les Bleus allaient être champions du monde, machin et tout. Donc, il y a aussi toute une espèce d'entreprise de communication ou de je ne sais quoi, mais je ne sais pas comment cette vague a pris à ce point. Mais même en Espagne.
96:32
parce que c'était partout dans les journaux partout en Europe dans le monde c'était les bleus sont champions du monde limite avant de jouer les matchs parce qu'il y a quand même un truc dans une analyse quelle qu'elle soit et même dans des grands journaux qui sont quand même destinés au grand public c'est que avant de dire attention l'Espagne son système son milieu les demi-espaces personne ne fait des analyses comme ça dans les grands journaux et les grands publics ils vont te dire Oui, plus les 4 Fantastiques, Bappé, Olizé.
97:01
Les gens du grand public, personne ne peut citer l'équipe d'Espagne. Je vous parle de presse sportive. Combien de journalistes peuvent citer l'équipe d'Espagne ce matin-là ? Combien peuvent-ils citer les 13-14 joueurs qui sont rentrés aujourd'hui tous ? Je te dis que l'opinion globale est dans le sens des bleus.
97:21
Moi, quand je dis qu'on les a vus trop beaux, moi, je me mets dedans aussi. Moi, je pensais que l'équipe de France allait quand même réussir à poser au moins beaucoup plus de difficultés que ça. Merci, ça fait une heure et demie que je te le dis. La différence entre les deux équipes. Hier, je t'ai dit 51-49. Je ne t'ai pas dit non plus 60-40. Je te l'ai dit hier, tu reprends l'after. Mais je pensais quand même que l'équipe de France allait pouvoir faire un peu mieux. On a le droit.
97:44
la différence entre les deux équipes elle n'est pas compliquée c'est que dans le sport de haut niveau ce qui compte c'est de savoir hausser son niveau de jeu dans les moments importants les matchs importants et ce soir tu as une équipe qui a fait son meilleur match de la compétition où quasiment tous les joueurs étaient à leur meilleur niveau et l'autre équipe qui a fait son pire match et où tous les joueurs ont raté leur match c'est pas compliqué et l'entraîneur aussi a raté son match la préparation, la prestation. Mais à la fin, c'est ça qui fait les grands joueurs, les grandes équipes. Je veux dire, un très bon joueur de tennis... C'est pas juste qu'on sait son niveau à un moment.
98:13
C'est que ton niveau, de toute façon, il est élevé. C'est que ton niveau, ta préparation, ton organisation, la qualité de tes joueurs, le football que tu récites, il est meilleur. Parce que toi, tu as un football. Et tu sais ce que tu fais.
98:26
Et d'ailleurs, à force de savoir ce qu'ils font, les Espagnols, ils se sont pris des murs sur les dernières Coupes du Monde. Parce qu'ils n'avaient pas les joueurs clés pour faire la diff, ou parce qu'ils ronronnaient avec leur football. Mais ils avaient la leçon. Pour les équipes de pénalty contre le Maroc, avec une occasion énorme à la dernière minute, ils touchent la barre. Mais il y a des méthodes pour contrer ce football. Mais eux, ils l'ont. Ils ont ce que tu appelles l'ADN, ils ont leur identité, ils ont leur football. Nous, je ne sais pas si on a notre football. Deschamps, il avait un football qu'on n'aimait pas, mais il avait un football.
99:00
L'équipe de ce soir, Daniel, c'est enfin l'équipe dont je parle depuis 2-3 ans. C'est-à-dire que là, j'ai retrouvé l'équipe qu'on voit jouer d'habitude et qu'on ne voyait pas à ce niveau-là dans cette Coupe du Monde. Et ils ont réussi à retrouver leur football au meilleur des moments. Et c'est ça qui compte. Et comme tu dis, et tu as raison de te dire, eux, ils connaissent leur football, ils connaissent leur base. Et donc, dès que tu es dans un moment important, tu n'as même pas besoin de réfléchir parce que tu sais ce que c'est ton AD.
99:23
Je vais mettre un bémol sur cette histoire-là de l'Espagne. Il faut justement essayer de voir, comme pour la France, ce qui peut te faire chuter ou ce qui peut t'embêter. Comme dit Daniel, je pense qu'on a toujours un moyen de trouver des solutions. C'est pour ça que je reprends un point précis dans l'une des erreurs de Deschamps ce soir. Sortir Rabiot parce qu'il a un carton jaune, Mais qu'est-ce que c'est que ce truc à la mi-temps d'une demi-finale de la Coupe du Monde ? Sortir ton meilleur joueur parce qu'il va peut-être prendre un rouge, c'est le fou, tu vas peut-être finir à 10, de toute façon t'as perdu 2-0, tu vas peut-être perdre 4-0.
100:01
Ça c'est déjà un point parce que tes sélectionneurs c'est quand même capital, donc ton sélectionneur a raté en l'occurrence son match. Mais pour revenir à l'Espagne, le bémol quand même, et que tu vois un petit peu aussi depuis le début de la Coupe du Monde, c'est...
100:14
on va dire ce manque d'efficacité je dirais offensif parce que ce soir c'était magnifique dans l'organisation mais avant le pénault de Dignes il n'y a pas combien d'arrêts a fait Mike Meignan tu vois ce que je veux te dire ils n'ont pas beaucoup d'occasion donc en fait et ça restera à mon avis peut-être que ça suffira pour passer parce que je pense qu'ils sont supérieurs à toutes les équipes de la Coupe du Monde ils peuvent souffrir contre l'Angleterre ce que je veux te dire c'est que tu prends l'équipe de l'Angleterre qui est à mon avis moins forte collectivement mais qui a Bellingham et Kane devant mais les Espagnols ils n'ont pas ça en fait devant donc en fait ils sont tellement forts qu'ils arrivent à un moment donné ils vont rentrer dedans sauf que ce que je veux te dire c'est que le bémol de l'Espagne pour moi quand même et depuis le début et y compris le premier match contre le Cap-Vert qui était très intéressant à ce sujet là il y avait déjà Fabien Norris au milieu il est sorti après C'est que par moment, ça ne marque pas.
101:05
Parce qu'évidemment, à un moment donné, quand tu joues comme ça et que tu ne te crées pas forcément d'occasion, ça ne marque pas. Là, il a fallu quand même le beach volleyer, Lucas Dignes, qui s'est dit, je vais faire un contrôle de la tête dans la surface pour éventuellement faire contrôle poitrine, puis derrière, je vais la remettre à Meignan, parce que c'est quand même un geste qu'on a. Pareil, ce n'est pas un geste de demi-finale de Coupe du Monde. J'ai écouté Jean-Louis Tour, il a totalement raison. À mon avis, ça, c'est interdit.
101:27
Ce n'est pas un geste d'un joueur de cette expérience.
101:28
C'est interdit de faire ça. Ils ont bénéficié de ça. Le seul bémol pour moi, c'est qu'ils ne marquent pas tant que ça. C'est une équipe qui a peut-être gagné. Ils n'ont jamais beaucoup marqué, Flo. Statistiquement, j'ai regardé les équipes qui vont en finale de la Coupe du Monde. Ce sont des équipes qui prennent peu de buts. L'Argentine en a déjà pris 6. Je crois qu'il n'y a pas d'équipe qui va en finale en prenant 6 buts. Alors que l'Espagne en a pris 1 depuis le début de la Coupe du Monde.
101:54
1 et en plus dans un match où ils n'ont cassé quasiment rien
101:59
Edgar, tu peux rester dans la nuit de l'after, si tu veux, avec Pierre Dorian, qui apporte tes chances à l'équipe de France. Salut Piron.
102:06
Bonjour, messieurs. On est sur un guignard, le mec qui fait le voyage à New York et le premier match que tu vois, ça paie.
102:12
J'aurais fait un week-end à New York. Bon, joli corbeau. On va repartir plus tôt que prévu. Merci Biron. Prends l'avion demain matin. On a tous pris un coup sur la tronche, mais on va essayer quand même de passer une belle soirée ensemble, une belle nuit de l'after.
102:24
Tant que tu es à New York, profite, mon vieux.
102:25
Parce qu'on a quand même un très beau casting, notamment en termes de beauté plastique. Nous allons garder Jean-Louis Tour et accueillir Maxime Chanot. De ce point de vue-là, on sera pas mal.
102:36
Attention, la dernière coupe de cheveux de Jean-Louis Tour, c'est un chef-d'œuvre.
102:40
Et puis surtout, on va faire parler les auditeurs, les supporters de l'équipe de France parce que c'est quand même le but. On veut avoir vos sentiments, vos réactions, votre déception, évidemment. Vous appelez le 32-16 ou alors vous venez carrément directement au Café Luce à Manhattan parce qu'ici, il n'y a que des Français. Et malheureusement, l'équipe de France ne viendra pas à New York pour contenter toute cette popularité. En tout cas, on continue, on est avec vous, ce débrief, cette élimination des bleus face à l'Espagne 2-0. A tout de suite.
103:07
Salut Daniel, salut Flo, salut Kevin. Et on sera là demain soir après la deuxième demi-finale à l'Argentine-Angleterre, bien sûr.
103:17
Bonne nuit à tous.
103:19
Pierre Dorian.
103:21
La nuit de la fleur continue en direct de Manhattan au Café Luce avec notre Dream Team renouvelé. On a des maillots de l'équipe de France encore. On est fiers quand même de cette équipe sortie en demi-finale de la Coupe du Monde avec Maxime Channot. Salut Maxime. Salut à tous. Maxime, on a passé une dure après-midi puisqu'ici c'est l'après-midi. En France, il est une heure du matin. On accueille également Julien Laurence. Salut Julien. Salut Pierrot. Salut à tous.
103:45
Et puis, nous sommes toujours avec Edgar Grolo en direct de Madrid, Edgar. Rebonsoir. Jean-Louis Tour va nous rejoindre également. Walida Cherchour. Et puis, nous avons des auditeurs fidèles sur RMC qui nous écoutent depuis New York tout au long de l'année et qui nous font le plaisir d'être avec nous au Café Luce et Mathieu et Martin. Salut les gars. Salut à tous. Alors là, attention, il faut tout de suite dire que c'est le fan club de l'Olympique de Marseille à Manhattan.
104:14
Ça se passe comment les gars ici ? On ne t'entend pas bien ? Mathieu parle bien tout près du micro. C'est parfait. Ça se passe comment ici ?
104:22
C'est le PSJ qui domine maintenant ? Absolument, on n'est pas nombreux. Surtout des vrais Marseillais, il n'y en a pas beaucoup. Par contre, il y a des sympathisants d'un peu partout en France. Notamment, on sent que c'est les vacances scolaires quand on voit des familles venir d'Angoulême ou de Dunkerque avec les poussettes.
104:37
Ils sont en vacances ici à New York et ils viennent quand même voir le match de l'OM le week-end.
104:41
Je ne dis pas ça pour chambrer, c'est que quand tu as une équipe qui domine, évidemment ça crée des modifications.
104:48
En ce moment, ce n'est pas trop la joie d'être supporter de l'OM. C'est sûr, mais il y a moins de rivalité à New York. Il y a ce côté communauté française où on a mis un peu de côté tout ça.
104:59
On est là.
105:01
Après, on est connecté sur l'after.
105:03
On débriefe à notre manière.
105:06
L'afterfoot, c'est un spécial demi-finale de Coupe du Monde France-Espagne. On va le faire sur le thème de « Est-ce qu'on s'est vu trop beau ? » parce qu'on s'y voyait tellement en finale que cette défaite est implacable et que c'est un peu le sentiment qu'on a tous, Maxime, C'est qu'on a du mal à y croire. En fait, tellement l'écart était important entre la France et l'Espagne cet après-midi.
105:27
Déjà, l'ambiance est lourde. L'ambiance est triste. On a vécu ce match ici en direct de New York. Alors, est-ce qu'on s'est vu trop beau ? Finalement, la question, elle est là. Rappelez-vous ce que j'avais dit en début de Coupe du Monde où j'avais dit j'ai peur que cette équipe de France nous refasse un remake de 2002. Alors, est-ce qu'on peut dire que c'est loupé ? Non, non, c'est une question. Est-ce qu'on peut dire que c'est loupé ou pas ? Ce que je veux dire par là, c'est que... Ce que je veux dire par là, c'est qu'avec le potentiel, avec la qualité, avec le matos que Didier Deschamps avait, perdre en demi-finale de cette manière. C'est ça en fait.
105:57
Excuse-moi, pour moi c'est un échec. On en a parlé hier avec Franck Leboeuf. On se posait la question si oui ou non ça serait une déception ou un échec. Moi c'est un échec et encore plus quand tu vois la partie qu'a fait cette équipe de France.
106:07
Ils sortent de cette Coupe du Monde sans avoir finalement joué leur demi-finale. Ça me rappelle un petit peu ce qui s'est passé avec le Maroc, où est-ce qu'on avait critiqué le Maroc avant le match contre l'équipe de France en quart de finale, où on s'était dit, pardon tu vois j'en perds la voix tellement que je suis un peu sur les nez encore de cette prestation de l'équipe de France, on s'était dit que le Maroc n'avait pas joué. C'est exactement la même chose avec l'équipe de France. Ils nous ont fait ce qu'on a fait au Maroc. C'est plus ou moins ça. Là où on peut se poser la question, c'est finalement est-ce que...
106:30
L'Espagne n'était juste pas trop forte pour l'équipe de France. En fait, elle est là, la question. Elle est là. Je trouve que c'était deux styles complètement différents. Un style de possession, on le connaît, que l'Espagne maîtrise depuis X années. Et un style un peu plus individualiste, l'équipe de France, avec un Dembélé, avec un Mbappé, avec un Olysee. Je ne vais pas tous revenir sur les individualités de cette équipe de France. Mais aujourd'hui, est-ce qu'on peut dire que le football collectif a pris le dessus sur le football individuel ?
106:54
Attends, juste dans ton... Après, je te donne la parole, Julien. Dans ton analyse, jusqu'ici...
106:59
Ces individualités formaient quand même un collectif. On ne peut pas dire que l'équipe de France a été une addition de talent. Ils avaient trouvé un équilibre quand même. On n'avait pas pris un but en phase éliminatoire.
107:09
Mais tu as joué contre qui ?
107:12
Ça ne ressemblait pas à une équipe de solistes.
107:14
Le Maroc, quand on nous a dit que c'était un candidat au titre, on ne peut pas dire derrière qu'on a joué contre personne. Mais on est en train de se rendre compte que le Maroc, ce n'était pas un candidat au titre. Parce que quand tu joues contre un candidat au titre qui s'appelle l'Espagne, tu ne vois pas le jour. J'ai aimé cette équipe de France. Je les ai soutenues. Ils nous ont montré des belles choses. Mais quand tu fais le constat, tu as pris le feu sur les 45 premières minutes contre la seule bonne équipe du tournoi, c'est-à-dire en tout cas l'opposant, c'était le Sénégal. Derrière, tu as joué une Irak qui n'a rien à faire en Coupe du Monde. Derrière, tu as joué une Norvège Pab et une Norvège Chez.
107:42
Que des équipes, tu as joué un Paraguay. Excuse-moi, tu as joué un Paraguay qui n'est pas le Paraguay d'avant.
107:46
Par contre, le Paraguay, c'est une vraie performance parce que tu peux dégoupiller dans ce match. Tu peux s'y tirer du match. Si ça suffit de jouer le Paraguay et d'être prêt quand tu arrives contre l'Espagne. Ce n'est pas que ça suffit, c'est que tu ne peux pas tout jeter maintenant qu'on est éliminé.
107:57
Dans ce cas-là, on n'analyse que les matchs contre les gros et le reste, on ne regarde pas et on jette tout à chaque fois. Et toute la saison, c'est pareil aussi dans ce cas-là.
108:04
mais quand tu fais la comparaison avec l'Espagne l'Espagne ils se sont préparés ils ont joué contre le Portugal ils ont joué contre la Belgique Portugal c'était faible aussi arrête ah bon c'était faible d'accord si le Portugal et la Belgique sont faibles c'est plus fort la Belgique c'était faible Maxime le Paraguay était plus fort la Belgique la Belgique a réussi quelque chose qu'on n'a pas réussi à faire c'est les agresser mais dans le jeu ils ont été catastrophiques contre l'Espagne je te parle de nations qui ont des individualités qui quand même représentent quelque chose dans le football mondial alors Julien on t'a pas encore entendu globalement sur ton sentiment ?
108:33
Moi, je suis tellement déçu finalement. En fait, tout m'a déçu. Deschamps m'a déçu. Dans ses choix d'avant-match dont on a beaucoup parlé hier. Chouameni, pas Chouameni. Chouameni, il n'avait rien à faire comme titulaire dans ce match-là. On aurait dû garder Kone. Tous les jours. Dans son management du match. Pourquoi est-ce que Rabiot sort ? Parce qu'il a un carton jaune, je suis désolé.
108:49
Pour moi c'est scandaleux C'est ton seul joueur qui est à la limite au niveau Un peu avec Oupamecano dans cette première période Il gagne lui tout ses duels C'est le seul qui gagne ses duels Après t'imagines parce qu'il y a cette fameuse fosse Contre Fabien de Ruiz qui n'est finalement pas une faute Tu as bien vu que l'arbitre a hésité Les Espagnols étaient autour de l'arbitre Ils allaient chercher le deuxième jeu Mais quand tu es dominé comme ça Est-ce que tu peux te permettre de sortir ton meilleur joueur Déjà Deschamps pour moi il a fait n'importe quoi Du début à la fin
109:17
Ensuite, les joueurs individuellement, je suis désolé, mais pour Michael Olyssé, qui est un joueur fantastique, qu'on a vraiment adoré pendant toute cette Coupe du Monde, aujourd'hui, c'est caché. À un moment, il a demandé à Dembélé de passer à droite, parce qu'il n'arrivait pas dans l'axe, il y avait Rodri sur lui tout le temps.
109:28
Je pense que c'est Deschamps qui a demandé. En fin de première minute, c'est même Deschamps qui a repositionné. Pour moi, il s'est caché même, tu vois.
109:33
Tous les contrôles étaient dans le mauvais sens. Même ses contrôles orientés, il les faisait du mauvais côté. Il n'arrivait pas à garder le ballon, il n'arrivait pas à faire une passe. Et si Olyssé ne va pas, le reste... c'est difficile aussi tu vois et donc moi je suis très déçu individuellement par ce que j'ai vu collectivement par des joueurs qui peut-être ont été un peu nerveux ça c'est sûr même si la plupart ont joué des grands matchs on en parlait hier aussi on jouait des grands matchs et moi je pense qu'ils sont quand même passés au travers et sincèrement j'ai même le sentiment Même si le pénalty change tout quand même. Le cadding, il fait une grosse erreur.
110:02
Tu peux démarrer un match comme ça, un peu anesthésié, rester à 0-0 longtemps, ce n'est pas trop grave. À partir du moment où ils prennent le score, ça devient un enfer.
110:08
Pour moi, c'était fini après. Et encore, jusqu'au pénalty, c'est plutôt équilibré.
110:12
La première frappe de la France, elle est à la 35e minute. Oui, mais eux, c'est pareil. Ils ne sont pas très dangereux jusqu'au pénalty. Au moins, ils ont la possession.
110:18
eux ils sont dans leur match dans le match qui leur convient mais tant qu'ils sont à 0-0 ils n'ont pas encore les atouts maîtres parce que tu peux leur planter un but sur une situation favorable sur un contre avec nos individualités justement je dirais que le premier but en fait c'est une erreur si grossière si naïve il fait très très mal pour ça parce que là après ils sont dans son corps comment est-ce que Ding peut penser que dans un match pareil il a le temps de faire une tête donc en l'air comme
110:44
par l'arrière vers le but d'attendre que le ballon redescende pour ensuite la voler comme ça un seul truc pour le disculper un tout petit peu quelqu'un doit lui parler quelqu'un doit lui dire Mignan doit lui dire oui ça arrive attendez t'es dans un stade de 80 000 spectateurs on parle pas d'un rookie c'est un genre d'expérience normalement et quand t'es sur le terrain t'as pas forcément le temps d'entendre un Mike Mignan t'as raison Edgar c'est-à-dire qu'il a l'habitude il a joué des finales notamment par exemple cette année avec Aston Villa enfin à un moment donné tu sais que t'es en demi-finale contre les meilleurs joueurs du monde tu peux pas prendre de risques si tu dois péter en touche et bah pète en touche il a voulu jouer trop beau et malheureusement t'as un mec comme Yves on s'est vu trop beau de toute façon globalement avant ce match mais juste pour moi les déclarations de Mbappé après à la télé anglaise
111:29
Oui, à la télé française, pardon. Quand il dit, au milieu de terrain, on était deux contre trois à chaque fois.
111:33
Alors ça, c'est une éclate très importante. Très importante. Alors juste deux choses. Avant d'écouter Mathieu et Martin, nos auditeurs ici en direct du Café Luce, on est toujours avec Edgar Grelo et Jean-Louis Tourneau rejoint. Donc re-bonjour Jean-Louis. Salut Pierrot, salut tout le monde. Et avant de libérer Edgar, j'aimerais bien que tu nous dises ce que les Espagnols disent de l'équipe de France, du match des Bleus, pas spécifiquement de l'Espagne. On va les encenser, ils ont mérité mille fois leur qualification. Que dit-on en Espagne du match de l'équipe de France ?
112:03
Non, ils se disent qu'il y a eu une coupure de courant, en fait. Il y a eu une coupure du courant, que ce n'est pas l'équipe à laquelle ils s'attendaient, comme nous, en fait. Et ils sont surpris de voir, non pas que l'Espagne a aussi bien joué, non pas que l'Espagne a dominé ou était au-dessus, mais que la France était aussi mauvaise offensivement, la France était si peu dangereuse. Ils s'attendaient quand même à être embêtés, à avoir des occasions contre eux, à devoir compter sur Unai Simon. Là, il n'y avait rien. Et même eux, ils sont surpris de ça, en fait. Ils sont surpris de voir une telle armada offensive donner si peu sur le terrain.
112:33
Parce qu'avant ce match-là, dans la presse, oui, les Espagnols, les joueurs, ils parlaient beaucoup, etc. Ils étaient confiants. Et les gens étaient quand même confiants. Mais ils avaient peur de cette équipe. Et ils pensaient quand même que les Français étaient favoris. Dans la presse, ce matin, ils disaient qu'on arrive face aux Colosses, on arrive face à une armada. Et là, derrière, zéro. Donc, eux aussi, ils sont surpris de voir un tel échec collectif français.
112:53
Est-ce que finalement, il ne faut pas plutôt donner du crédit à cette équipe d'Espagne que l'inverse ? Pour moi, l'Espagne, elle a épousé cette équipe de France. Elle a imposé son style, elle a imposé son rythme.
113:03
Elle n'a même pas eu besoin d'être forte, c'était l'Espagne. Parce que sincèrement, Lamine, il gagne le pénalty, mais on l'a très peu vu. Bayna, on l'a très peu vu. Aurélia Zabal, on l'a très peu vu. Finalement, tu gagnes. parce qu'ils ont gagné sur un point fort sur la position.
113:14
Rodri, il avait gagné le match à 75% lui-même. Son match est exceptionnel.
113:19
Après, la capacité de Fabian à couper les passes, il n'a pas un match exceptionnel. Parce qu'on a eu 2-3 saisons situation où tu as vu soit un Dembélé, soit un Olysees voir la passe qui fait la différence. Mais il était là. Lui, il le voyait avant, il comblait et la passe, elle n'arrivait jamais.
113:36
Les Français ont confondu vitesse et précipitation. C'est-à-dire que dès qu'ils avaient le ballon, ils voulaient jouer de manière verticale pour contre-attaquer justement ces Espagnols. C'était la tactique de décharge. Laisser la possession aux Espagnols et essayer d'aller très vite vers l'avant. Malheureusement, tu l'as dit, il y a des mecs comme Rodri, comme Fabien de Ruiz, même Laporte.
113:51
qui lisait le jeu beaucoup plus vite que les attaquants français et à chaque passe c'était contré c'était trop facile Jean-Louis il y a autre chose que tu dois nous dire que nous on ne peut pas voir évidemment c'est tout l'après-match au stade alors je ne sais pas si tu as eu l'occasion puisque tu étais dans l'after de voir tout et d'entendre tout mais forcément il y a des choses que nous on n'a pas que tu as toi
114:11
Oui, justement, j'essaie de rattraper un peu mon retard comme j'étais dans l'after, de voir un peu toutes les réactions. Ce qui remonte quand même globalement, les joueurs ne sont pas trop cachés sur la leçon qu'ils ont reçue. Tu vois, certains joueurs, notamment Maxence Lacroix au micro de Fabrice tout à l'heure, ne se cachaient pas. Oui, ça s'est vu, la différence avec Saliba, ça s'est vu. Moi, je suis content de vous entendre parler de l'action de Digne, parce que j'en ai parlé sur le direct et dans l'after aussi.
114:42
Pour moi, c'est l'illustration parfaite du « on était trop confiants après les premiers matchs ». Et on était persuadés que le rythme qu'on a connu sur les premiers matchs, qui permet à tout le monde d'avoir un temps supplémentaire, à Digne, de contrôler de la tête en se disant « ça va aller derrière, je vais avoir le temps de dégager », aux joueurs offensifs qui avaient le temps de rater pourquoi pas une première touche et d'avoir la deuxième, tout ça, c'était fini pour ce match-là contre l'Espagne. Et je pense que les joueurs ont mis du temps à s'en rendre compte qu'on était vraiment dans un match d'intensité Ligue des Champions, alors que la plupart de ces joueurs savent le faire.
115:13
Dignes en Première Ligue, il est capable de se mettre le feu et de se dire, je ne vais pas avoir le temps. Mais là, vu le rythme des matchs précédents, je pense que tous ont eu un espèce de retour à la réalité. Et après, l'autre question, je vous pose. que j'ai posé dans l'after et que je repose également là c'est pourquoi sur cette coupe du monde on est dans la suite le prolongement de l'after quand j'étais en tribune c'est le plus underground il y a un mec tatoué des pieds à la tête déjà il vient un peu flipper La vraie différence, c'est qu'on arrive à finir une phrase et c'est assez déroutant.
115:45
La question que je pose, c'est pourquoi on est la seule équipe, en tout cas l'équipe qui a mis le moins en difficulté l'Espagne depuis le début de la compétition. Moi, je veux bien que les Espagnols aient haussé leur niveau de jeu, c'est sûr, monté en puissance, etc. Mais qu'on soit la seule équipe qui ne les ait pas mis en danger pendant 90 minutes, je pense qu'il y a eu une erreur dans le plan de jeu des Bleus globalement. Ce n'est pas une histoire de trois milieux, de deux milieux, etc. C'est une histoire de positionnement. Qu'est-ce qu'on fait ? Je pense qu'avec les trois milieux, de cette façon, Julien, avec les trois milieux, on prend l'eau de la même façon, selon moi.
116:20
Il y a un choix à discuter dont on a très peu parlé, je trouve.
116:29
Je pense que la façon de faire le pressing de façon aussi désordonnée, où chacun y allait de son côté, pour les Espagnols, c'était beaucoup trop facile de ressortir à chaque fois. Et ça, si c'est pas travaillé au quotidien, on peut pas jouer de cette façon.
116:43
Il y a une petite coupure avec Jean-Louis. C'est ce qu'a dit Bappé sur le pressing. Il y avait un problème de pressing. Bappé, on va le réécouter. Comme ça, ça va nous relancer le débat sur une base tactique. D'abord, la parole aux auditeurs. C'est Mathieu qui démarre.
116:58
Complètement d'accord avec Jean-Louis. On ne s'est pas mis au niveau. De l'Espagne, on était encore dans nos petits souliers. Je crois que c'est Max qui disait qu'on n'a pas eu de match test. Avant ça en fait, complètement. On s'est un peu vu trop beau. Et nous les premiers d'ailleurs. Exactement. On a un groupe d'amis ce matin, on prenait un peu la température. Ça va passer, tranquille. C'est bon, c'est pour nous ce soir. On y est, la finale en plus. On s'est vu trop beau.
117:29
Exactement. Martin ?
117:32
Moi, je pense que c'est un petit peu les limites du système des champs, je peux me permettre. C'est-à-dire que d'abord, j'ai vu des faillites individuelles. Je vous écoutais en début de Coupe du Monde et vous releviez la faiblesse des latéraux.
117:47
Ce soir on a vu, c'est criant en fait, la faiblesse à la fois, l'apport offensif et puis quand le niveau se lève des contre-attaques, le manque d'impact aussi défensif. Donc déjà je voudrais remettre, moi c'était flagrant sur ce match, c'était flagrant sur la Coupe du Monde, c'est qu'on a un de nos points faibles, c'est vraiment les latéraux.
118:09
Le deuxième point, c'est, je pense, je voulais en revenir à Deschamps, c'est-à-dire que Deschamps a rajouté un offensif sur cette Coupe du Monde, mais finalement, est-ce qu'on a tant gagné que ça en contrôle ? Parce qu'on a rajouté un offensif, en plus, qui a un talent incroyable, qui est olisé, puis on discute de Doué ou de Barcola, mais...
118:28
Donc là où on est arrivé des équipes plus faibles à donner le tempo, est-ce qu'on est capable, avec cette génération, avec la philosophie de jeu de Deschamps, d'avoir un contrôle au milieu de terrain ? Et moi je voulais aussi une dernière chose, c'est l'écart technique énorme qu'il y a avec les deux équipes sur ce match.
118:48
Alors on avait même l'impression, des fois c'était tellement criant, que la pelouse était mauvaise, tellement on ratait de contrôle et de prise de balle. Mais juste un truc sur les 4 milieux ou 3 milieux, il n'y a pas de soucis, on va en débattre. Il ne faut pas oublier que la France réclamait qu'on joue différemment.
119:05
qu'on mette en valeur nos talents offensifs et qu'aujourd'hui, venir pleurer parce qu'on n'a pas mis trois milieux, c'est vrai. Peut-être que c'est la vérité de ce match, peut-être. Mais il ne faut pas non plus être complètement dingue et schizophrène. La France l'a réclamée. On était prêts à mettre la tête de Deschamps sur le billot tant qu'il jouait. Tant qu'il jouait comme ça, c'est quand même un truc à préciser. Personne n'a dit qu'il fallait enlever un des offensifs.
119:28
Dany Olmo, il nous fait l'amour alors qu'il n'est pas assez inoffensif. C'est deux choses qui sont complètement différentes.
119:33
Ce qui a fait Deschamps depuis le début de cette Coupe du Monde, et notamment aussi pendant la tournée aux Etats-Unis en mois de mars, je pense qu'il faut le mettre en avant, il faut lui donner des crédits. Il avait le matos à disposition, il a décidé d'intégrer un Olysée qui marche sur l'eau du côté du Bayern Munich en bout de Desliga, c'était logique. On était encore même très contents de ce choix.
119:50
Jusque le match contre le Maroc Là ce qui s'est passé Il faut comprendre quel était ton adversaire C'est l'Espagne L'Espagne tu dois accepter Dans le style de jeu Qu'elle va avoir la possession Qu'elle va te mettre en danger C'est un fait, c'est pas grave Ça ne change pas le fait que Tes qualités à toi Elles sont offensives Elles sont dans la transition Et elles sont surtout dans la verticalité Et c'est là que moi je blâme Deschamps Et notamment les joueurs offensifs Parce qu'on était soit trop bas sur le terrain Et notamment à cause du pressing Parce que lorsqu'on récupérait le ballon On le récupérait trop bas Et techniquement on a fait des erreurs Donc remettre en cause ce qu'a fait Deschamps Non ça serait vraiment être de mauvaise foi Et je pense qu'il faut le mettre justement Pas sur un piédestal Mais le fait qu'il ait eu le courage Le courage en tout cas D'avoir mis ses 4 offensives Non bravo Deschamps Bravo à lui Et jusqu'à ce matin J'étais très heureux d'être supporter de l'équipe de France Parce que cette équipe de France Est la seule équipe de ce tournoi Qui m'a fait vraiment
120:36
kiffer Voilà Maintenant juste pour terminer avec ça C'était l'Espagne On est tombé sur plus fort que nous Et peut-être que Deschamps aurait dû faire des choix tactiques Et notamment dans le pressing avant le match ou pendant le match, qui normalement aurait dû permettre à l'équipe de France, non pas d'inverser le rapport de force, c'est-à-dire de battre l'Espagne dans la possession, mais tout simplement de battre l'Espagne dans le contenu en règle générale, c'est-à-dire marquer un but de plus.
120:57
Et là, aujourd'hui, on s'est créé trop peu d'occasion. Pourquoi ? Parce qu'on a récupéré le ballon trop bas, parce que dans le pressing espagnol, on a été pris à la gorge, parce que quand tu joues contre un Rodri, contre un Denis Olmo, ils sont capables de pouvoir jouer sous pression. Ce n'était pas le cas de Chouamini. Ce n'était pas le cas non plus de Rabiot quand il a joué, même si en première mi-temps, c'était un peu le mieux. Ce n'était pas le cas non plus de Koné. Donc voilà, aujourd'hui, on est tombé sur plus fort que nous. Il ne faut pas tout remettre en cause. Mais il y a eu des failles. Et les failles, notamment, ça a commencé par le précédent.
121:21
On va remercier Jean-Louis pour toutes ces infos en provenance de Dallas. Merci beaucoup, Jean-Louis. Avec plaisir. Et accueillir Walid Acharchour. Bonjour, Walid. Salut, Pierrot. Salut tout le monde.
121:31
Salut tout le monde. Salut New York. Salut Walid Ça fait un petit moment que tu nous écoutes Vas-y Non mais sur le débat Parce que je vais prolonger le débat Je ne vais pas casser le rythme Comme certains français ce soir Ou comme les espagnols de manière positive Moi ce qui me dérange Ce qui me dérange, c'est surtout le fait de ne pas avoir coaché ce soir. Moi, la France des quatre attaquants, je ne vais pas renier ce que j'ai dit pendant tout le tournoi.
122:02
Moi, je préfère ce processus-là. Je préfère arriver de cette manière contre l'Espagne.
122:06
Et tu as même dit avant la demi-finale, même si on sort, il faudra féliciter quand même l'équipe de France pour ce qu'elle a proposé justement.
122:12
Exactement, parce que moi, elle m'a fait kiffer. Tu le penses toujours ? Oui, parce que pour moi, un tournoi, c'est ça aussi. C'est essayer d'aller impacter l'adversaire, sauf qu'ils sont tombés sur plus fort ce soir. Par contre, il faudra parler du volet individuel et surtout, il faudra aussi parler de Didier Deschamps sur sa compo de départ. et sur ses choix pendant le match parce que là où moi je suis déçu de la dernière de Didier Deschamps enfin la dernière ce sera samedi mais le dernier gros match de Didier Deschamps c'est que tu peux partir avec les 4 attaquants il n'y a aucun problème par contre pendant la rencontre il y a eu des choix de la part de Didier Deschamps notamment celui de sortir Rabiot qui était le meilleur milieu de terrain sur la première mi-temps parce qu'il a un jaune il a le droit de coacher à ce moment-là aussi de mettre Désiré Doué à la place de Barcola alors que pour moi Désiré Doué On en a parlé pendant l'avant-match, il doit démarrer ce match-là, Désiré Doué.
122:57
Parce que t'as fait ce match-là contre le Maroc, parce que Désiré Doué était le meilleur en première mi-temps, parce que c'était un joueur qui était capable aussi d'intégrer le milieu de terrain sur certaines phases, de travailler sans le ballon. Et t'as fait ce choix Barco-là pour essayer de jouer à la transition. Et ça n'a pas été fructueux, la même chose. Il y a un moment, Olysees Dembélé, qui crève le match, le duo crève le match, 1-4.
123:19
son implication qui s'est fait manger par Audrey et un autre qui techniquement est passé à côté de son match il y a un moment tu peux pas coacher là aussi à la 60ème t'es obligé de faire du poste pour poste Olysée Cherki tu peux pas remettre Olysée à droite tu peux pas je sais pas moi tu peux pas jouer en 4-3 t'as mis Olysée à droite c'était pas mieux non mais en enlevant Dembélé pourquoi tu termines avec Dembélé même si peut-être que le match C'est un peu de faiblesse de l'opinion publique, de changer sa composition tactique. Mais tu crois que Deschamps joue pour Walid Acherchaud ou pour Maxime Chano ?
123:54
S'il a mis son quatuor offensif, tu connais Deschamps, tu connais son pragmatisme. S'il a changé sa tactique, Deschamps, C'est parce qu'aussi, il y avait l'opinion publique qui poussait depuis l'année dernière.
124:05
Il a changé sa tactique parce que les joueurs lui ont demandé. Et parce que sinon, il allait perdre son groupe. Elle est là, la réalité. Il ne l'a pas fait pour Daniel Riolo. Il ne l'a pas fait pour Pierre Dorian ou pour le Moscato Show. Il l'a fait uniquement par rapport au fait que...
124:17
Pour le Moscato Show, peut-être quand même. Parce que nous, on est à dur.
124:21
Et surtout, s'il le fait. Moi, je ne reproche pas de ne pas l'avoir fait. Je suis peu coaché. Je vais te donner un exemple, une comparaison. Mais, Luis de la Fuente, Nico Williams sur le banc, alors qu'il était venu pour les demi-finales. Pedri, meilleur milieu de terrain de Liga cette année, ou en tout cas, c'est un top 3 meilleur milieu de terrain de Liga. Sur le banc, au profit de Fabien de Ruiz. Il a attendu en disant, oui, c'est un Barcelonais, il est obligé de jouer ? Il est obligé de démarrer. Il y a un moment, tu fais tes choix. La même chose, Manu connaît Chouameni. Chouameni, s'il n'est pas à 100%.
124:52
S'il n'est pas à 100% physiquement. Parce qu'on peut parler des choix d'hommes, même si on ne critique pas le système de jeu. Les choix d'hommes. Chouameni, c'est lui qui connaît le joueur. C'est lui qui l'a à l'entraînement. Chouameni qui se cache En tant que troisième centrale, autant mettre Konaté. À quoi il sert Chouameni sur le match s'il n'est pas prêt physiquement ? Pourquoi il ne met pas Manu Kone qui était sur une très bonne dynamique ? C'est-à-dire qu'on peut dire, les quatre attaquants, on les a voulus, il n'y a aucun problème. Mais Deschamps, il est aussi en capacité de coacher, d'entraîner. Et si je rajoute à ça sa sortie d'après-match où il parle de l'arbitrage Pierrot, alors que… Tu peux mettre ça sur le compte de… Termine pas comme ça Didier !
125:38
On doit être à 10 contre 11 à la mi-temps ! Olizy, il peut prendre Rouchy à la VAR !
125:42
Bien sûr ! Qu'est-ce qu'il nous raconte Didier ?
125:46
Qu'est-ce que tu nous racontes ?
125:48
t'as raison moi ce qui me dérange le plus dans tout ça juste pour rajouter encore au coaching de ce que Walid vient de dire c'est que ton pressing là que tu voulais faire comme Mbappé l'a révélé après le match le plan de jeu c'était d'aller très haut de les gêner pour pas qu'ils puissent imposer mais même pas ça mais ils l'ont jamais travaillé mais tu le voyais tout de suite on l'a vu de toute façon c'était un peu du n'importe comment viens moi j'y vais il y a un moment où Dembele se retourne vers au lycée parce qu'il a laissé Fabian tout seul un moment au lycée il disait mais attends sur lequel je voulais aller sur Audrey mais comment tu peux arriver dans un match pareil sans avoir préparé ton pressing et surtout avec la maîtrise technique des espoirs Et tes sorties de balles, parce que les sorties de balles, c'était pareil, on ne savait pas quoi faire.
126:21
D'ailleurs, l'autre grosse occasion, c'est sur la mauvaise relance de Meignan, et ça arrive sur le 1-2 d'Agnolmo et Lamine, et Fabien doit marquer, et c'est miraculeux que le Pep Macano arrive. Et voilà, comment tu peux arriver en demi-finale, demander à tes joueurs de faire ce pression-là sans l'avoir préparé ?
126:37
On a oublié aussi qu'on a fait tous nos meilleurs matchs avec la Percone-Rabio.
126:42
Depuis le début de guerre, on a passé une heure à l'heure déjà. Le problème, c'est que Chouamini, il le considère, il est vice-capitaine, il le considère comme un capitaine. C'est-à-dire que quelqu'un, coûte que coûte, il sera sur le terrain, il ne sortira pas. Et ça, c'est vraiment dommage, parce que Coné faisait un tournoi quand même bien meilleur. Et il n'y a pas de photos.
126:59
Avec Dessy aussi, tu peux tout changer, mais la réalité, c'est que c'est vrai, sur le dernier match, l'affaire Rabiot et Coné, était performant.
127:07
Il a vu les excellents matchs de l'équipe de France avec ce milieu.
127:09
Oui, mais on a vu des super matchs aussi avec Chouamini et on a eu ce débat depuis le début du tournoi où est-ce qu'on disait bien évidemment que la paire Coné-Rabio était performante. On parlait justement de la culture de la performance de l'instant et que ça nous paraissait logique que Coné puisse rester sur le terrain contre l'Espagne. Deschamps a fait un choix différent. Il aurait mis Coné, on aurait perdu, on aurait dit t'as pas mis Chouamini. Donc, il n'y avait pas un moment.
127:30
Maxime, le problème c'est quoi ? C'est qu'aujourd'hui, Peut-être qu'avec n'importe quelle composition d'équipe Tu perds parce que tu joues face à plus fort Et moi je répète Moi c'est comme quand tu joues Parce que la réalité c'est que l'Espagne C'est comme Rafa Nadal à Roland-Garros Tu peux jouer avec différentes tactiques S'ils sont à leur niveau C'est très très dur de les sortir Mais le problème comme le disait Julien Et je suis d'accord avec lui Il le sait depuis deux semaines Qu'on va affronter l'Espagne en demi-finale Tu le sais Tu sais que le tournoi va t'emmener sur ce match-up là Et que la réalité, c'est que si tu bats l'Espagne, tu es champion du monde.
128:03
Parce que pour moi, on avait les deux meilleures équipes du monde ce soir. Et que comme en 2024, tu gagnes l'euro 2024 si tu sors l'Espagne. Et comme en 2026 et comme en 2028, la réalité, c'est que si tu rencontres l'Espagne, tu sortiras. Si tu ne rencontres pas l'Espagne, tu gagneras la Coupe du Monde ou tu gagneras l'euro. Et il y a un moment, c'est vrai que j'ai eu le sentiment, moi, que si tu pars avec ce parti pris à 4 devant, tu dois avoir beaucoup plus de travail. et c'est vrai que moi j'ai eu le sentiment qu'il n'y a pas eu de leçon à prise là-dessus on est dépassé très bien mais les deux séquences celle où Upamecano sort le ballon sur Fabien Ruiz et la séquence du but de Pedro Poro mais les séquences espagnoles mais on est ridicule On est dans la machine à laver.
128:47
Mais c'est indécent, cet écart de niveau, ce qu'ils nous font sur les deux situations. Et là, il y a un moment, c'est que tu dois travailler tes plans. Tu dois travailler tes plans quand tu es un coach de haut niveau.
128:57
Alors, qu'est-ce que tu aurais fait différemment ? Alors, ça m'intéresse. Qu'est-ce que Deschamps aurait pu faire différemment à part le changement de Chouamény et le changement Barcola ?
129:04
Il y a un moment, je te parle de choix d'homme. Moi, je te le dis, je préfère perdre de cette manière, la manière qu'on a perdue ce soir, que celle de 2024. Et encore, avec beaucoup d'honnêteté, Maxime, je vais te dire, moi, ma conception du foot, c'est plus ce que j'ai vu sur ce tournoi-là. Mais sur le tournoi 2024, pour arriver en demi, c'était abominable. Et on ouvre le score contre l'Espagne. On ouvre le soir contre l'Espagne et on a une balle de 2-2. Imagine-toi. C'est ce processus-là qui en vérité te donne raison parce que c'est là où tu es le plus proche de gêner l'Espagne. C'est là où le foot, en fait, il est bizarre.
129:35
C'est dur à décrypter.
129:36
Peut-être que Deschamps est plus à l'aise là-dedans aussi.
129:39
Vous ce soir, vous pensez que c'est Deschamps le fautif et pas les joueurs ? Non, c'est les joueurs ! Pour moi, ils ont trahi autant de responsabilité ! Tu ne peux pas dire que c'est l'un ou l'autre ! C'est l'œuf ou la poule !
129:53
Il est forcé de constater que, devant l'impuissance de ces joueurs, Il n'a pas eu de solution, ni tactique, ni même inventive, magique. Il n'a rien eu ce soir. Il a foiré son match de A à Z. C'est-à-dire que dans le départ, dans l'approche du match, dans sa composition, mais là où tu peux attendre d'un grand coach quelque chose, c'est pendant le match. C'est là où il faut sentir, à la fois connaître et sentir. Et là, pour le coup, il n'a rien senti.
130:24
Il avait le nez bouché. Il a le droit...
130:27
Ne pas sortir Rabiot, il n'aurait pu Mais je suis d'accord avec vous sur plein de choses Et notamment sur ça, mais ça ne change pas la physiognomie du man Maxime, comment à un moment donné Quand tu vois, moi j'ai dit hier à l'after Le duel le plus important sera Olysée-Rodry Quand tu vois la première demi-heure d'Olysée Et comment Rodry le massacre Est-ce que quand il y a un grand coach C'est une question de mentalité Regarde Dany Olmo en face Dany Olmo c'est le pendant d'Olysée Dans ce match-là, tactiquement c'est son pendant
130:54
Regarde Chouameni contre Dani Olmo et Rodri contre Lucie.
130:56
C'est pour ça que je dis que c'est une question de mentalité, de joueur, pas forcément de Deschamps.
131:00
Maxime, est-ce que tu as le droit de coacher et de dire à la mi-temps, peut-être, tu vois, l'attaque à quatre, on l'a demandé, on l'a chéri, on l'a encensé, il n'y a aucun problème, il ne faut pas qu'on soit hypocrite. Mais c'est Deschamps le coach, c'est lui qui a les clés du bateau. Est-ce qu'à la mi-temps, il peut se dire… Non mais est-ce qu'à la mi-temps il peut se dire je mets Olizé à droite, je sors Dembélé, je rajoute un milieu de terrain ou je mets Doué dans un rôle de milieu de terrain ?
131:27
C'est CDA l'opinion publique. Non mais on s'en fout de ça ! Il l'a fait en 2022. Exactement, la finale. Qu'est-ce qu'il fait en 2022 ? C'est la même chose, ta première période aujourd'hui, c'est la même chose. On l'a perd quand même mais il a changé le match. Avec des choix qui étaient en plus étonnants.
131:40
Il coupe des têtes ! Il coupe des têtes !
131:43
Les gars, vous vous dites n'importe quoi. 2022, c'est copie conforme. On n'a pas vu le jour pendant 80 minutes. Et on a dû avoir juste un Kylian Mbappé qui a décidé de mettre le réveil pour sauver l'équipe de France. Il y a un pénalité aussi qui est de remettre dans l'équilibre.
131:57
Mais bien sûr Au moins il a changé quelque chose Il a essayé Il faut peut-être se demander aussi Il faut peut-être se demander Et avec du recul aussi Candidier Deschamps sera parti Peut-être qu'on se demandera aussi Comment c'est possible Que ces équipes-là Qui étaient si fortes Sont passées complètement à côté De deux rendez-vous Aussi importants en Coupe du Monde Je veux dire T'as deux fois la même chose Avec une équipe Mais Non je suis désolé Je suis désolé Tu peux tomber Mais tu peux tomber sur plus fort que toi Et être dans ton match quand même
132:26
et perdre et tu te dis bon bah c'était bien que nous et voilà là c'est quand même différent mais c'est parce que les joueurs quand tu regardes et Walid l'a dit le duo le rapport de France entre Rodri et Olizé il n'y avait pas photo il peut changer ça Maxime en première période je ne vois pas comment je vous l'ai promis depuis un moment on va écouter Kylian Mbappé mais d'abord puisqu'on a dérivé sur Deschamps je voudrais l'avis de Mathieu et de Martin vous êtes des fans de Deschamps ou pas et est-ce que sur ce match est-ce que vous avez quelque chose à redire ?
132:55
Alors ce débat-là entre est-ce que c'est la faute de l'entraîneur ou la faute des joueurs, c'est assez compliqué. Mais je pense que c'est plus du talent espagnol. Vous parliez tout à l'heure de Rotry, de Fabian Ruiz, même Baena. Des joueurs, on ne s'est pas mis au niveau, on n'y était pas. Les erreurs techniques, ça paye direct. Ce n'est pas comme contre le Paraguay.
133:16
Donc c'est ça, je laisse la parole à Martin.
133:18
Martin, sur le dossier Deschamps, tu dis quoi ?
133:21
Sur Deschamps à l'OM, première année, pas trop mal au niveau du jeu. La deuxième année, on s'effondre au niveau du jeu. C'est des purges, des victoires 1-0. En général, sur le match, je suis d'accord avec vous, c'est un problème de contrôle, d'approche, d'individualité ?
133:37
Je pense aussi que j'en reviens à ma question des latéraux. Je pense que quand on affronte des équipes comme ça, avoir des latéraux qui font les décalages offensivement et qui apportent des centres, ça peut être des solutions. Il fallait déjà qu'ils défendent pour commencer.
133:49
Alors, on va relancer le débat d'un point de vue tactique. Oui, vas-y Maxime.
133:54
Moi, je voulais juste fermer. c'est par rapport à la tactique par rapport au choix et je réponds à Julien à Walid je suis d'accord avec vous sur les choix de déchamps par rapport aux hommes tu vois Mini connaît j'étais le premier à dire qu'il fallait laisser connaît Barco l'a doué évidemment avec le recul c'est facile de dire t'aurais dû mettre doué ça fait deux déjà ça fait beaucoup Oui, je suis d'accord avec toi. Par contre, il ne faut pas oublier que c'est les joueurs qui sont sur le terrain. C'est Koundé et Dignes qui, depuis le début de la compétition, se font caca dessus à chaque fois qu'il y a une opposition en face d'eux. Ce n'était pas trop mal contre le Paraguay. Ce n'était pas trop mal contre la Norvège. On va y venir aux joueurs.
134:26
3 ou une Nationale 2, je suis d'accord avec toi. Maintenant, aujourd'hui, les joueurs doivent prendre la responsabilité. On le disait très justement, aujourd'hui, un Rodri, un Dani Olmo, tout simplement, individuellement, ils ont été meilleurs d'un point de vue personnalisé.
134:40
On ne peut pas tout expliquer avec les erreurs des Français.
134:43
Globalement, l'Espagne était meilleure.
134:47
Comment est-ce qu'Olizé passe au travers autant ? Est-ce que c'est Olizé lui-même qui s'est mis trop de pression, qui a été nerveux, qui n'avait pas l'habitude de ce genre de match ? Est-ce que c'est lui qui n'a pas été mis dans les meilleures conditions ? C'est-à-dire qu'encore une fois, on revient sur la préparation du match, même au-delà du pressing des sorties de balles. Deschamps, comment il prépare ce match ? Qu'est-ce qu'il dit à Olizé ? Il dit, écoute, il y a Rodri contre toi, il y a Fabien Norris contre toi. Qu'est-ce qu'il lui dit ? Parce qu'aujourd'hui, moi, j'ai l'impression qu'il y a une faillite individuelle d'Olizé. Pas de problème, ça peut arriver à n'importe qui. C'est un match, tu as eu des jours sans, j'imagine, quand tu jouais.
135:17
Oui, bien sûr, je suis tombé contre des attaquants qui étaient bien plus forts que moi et qui m'ont mis dans leur poche. Et voilà, à la fin du match, il a été meilleur.
135:22
Et je ne peux pas blâmer l'entraîneur. Alors, c'est là où je rejoins Walid aussi. Au bout de 20 minutes, on est tous pareils. Tu vois Olizé qui est
135:33
tu peux faire autre chose que le sortir maintenant donc tu replaces Dembélé en numéro 10 et tu mets Olizé à droite c'est ce qu'il a essayé de faire il a essayé de faire il a essayé de faire et ça n'a pas fonctionné parce qu'aujourd'hui Yamal a joué contre Lucadine attends je termine juste Walid s'il te plaît Lamal a joué contre Lucadine et Olizé a joué contre Kukurla voilà les grandes différences t'as un mec qui ne met pas un pied devant l'autre pendant 6 mois en première ligue à Aston Villa et t'as un des meilleurs défenseurs de première ligue Elle est là la différence.
135:57
Maxime, tu te trompes. Le problème, c'est que Deschamps, si on doit analyser Deschamps de bout en bout sur le match de ce soir, on ne parle que du match de ce soir, il met Chouameni. Chouameni fait une première mi-temps qui est mauvaise. Rabiot est obligé de compenser tous les errements défensifs de Chouameni. Ce qui fait qu'il prend un jaune. Derrière, il doit jouer avec un jaune pendant 30 minutes. C'est le meilleur milieu de terrain de l'équipe de France. Derrière, à cause de l'erreur de Deschamps sur Chouameni, Rabiot doit sortir à la mi-temps. Première erreur qui a une grosse conséquence.
136:30
Deuxième erreur. Qu'est-ce que tu penses d'Olizé sur les deux derniers matchs contre le Paraguay et contre le Maroc ? Quelle est la force d'un grand coach ? Il est moins bon ou pas, Olizé ? Donc si tu te dis qu'il est moins bon contre le Maroc et contre le Paraguay, est-ce que dans ton... Dans ta lecture de match, tu peux aussi préparer un plan B en te disant que Olizé peut-être qu'à un moment, il va falloir le déplacer côté droit et rajouter un milieu de terrain contre l'Espagne parce qu'on peut être dans la machine à laver. C'est la force d'un grand coach. Olizé, il prend la marée sur Rodri. Derrière, qu'est-ce qu'il fait ? Il met Olizé à droite et il met Dembélé dans l'axe.
137:01
Encore un compromis.
137:03
Encore un compromis, parce qu'il ne peut pas sortir un des deux. Tu peux le tenter, Wally. Tu peux le tenter, mais c'est encore un compromis fait au statut. Et qu'est-ce qui coûte le premier but ? Une erreur de Lucadine, qui est catastrophique, qui est idiot sur l'action, mais c'est Olizé qui ne suit pas Koukou Réla ! Parce que ça fait deux minutes qu'il vient de changer. Et le problème, c'est qu'en deuxième mi-temps, quand il fait le choix qu'on est pour Rabiot, il a le droit de coacher et de sortir un des deux, Dembélé-Olizé. Parce que l'attaque à quatre, elle existe parce que les deux doivent jouer.
137:37
Parce que normalement, dans un monde normal, on l'a dit depuis le début de la compétition, attaque à quatre, oui Pierre, oui Pierrot, mais attention, quand le niveau va s'élever, préparons peut-être un plan B. Et c'est la force d'un coach !
137:50
On l'avait dit. On va relancer le débat avec l'excellente interview, il faut le reconnaître, de Kylian Mbappé. Et notamment sur ce point tactique du pressing raté de l'équipe de France. On l'écoute et on continue derrière.
138:06
Quelle est votre analyse, vous, de ce qui s'est passé ce soir sur cette demi-finale ?
138:12
Je pense qu'on n'a pas fait le match qu'on voulait faire, que ce soit tactiquement, que ce soit même techniquement, que ce soit dans le niveau global qu'on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du Monde, Tu ne gagnes pas. L'Espagne a respecté son plan, a respecté ce à quoi elle est fidèle. Une équipe qui aime avoir le contrôle du ballon, qui aime contrôler le tempo du match. Notre objectif, c'est de venir les chercher haut pour ne pas installer ce faux rythme parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous.
138:50
On n'a pas réussi à faire ça et je pense qu'il y a eu trop d'approximations techniques et on n'a pas su leur faire mal quand on devait leur faire mal.
138:58
On était face à une équipe qui rassemblait absolument tous les ingrédients pour aller chercher la troisième étoile, c'est-à-dire du talent, énormément de talent, du mental, de la cohésion. Et on est un peu sonnés, on est tous un peu sous le choc de ce qui s'est passé.
139:15
On aimerait comprendre comment on est passé d'un feu d'artifice offensif, d'un festival offensif, à pas grand-chose ce soir. Il y a eu dix tirs, certes, mais deux seulement en première période. Tout s'est passé un peu trop tard, une réaction un peu trop tardive. Je ne sais pas si vous avez une explication à nous donner ou pas.
139:34
Non, c'est dans la continuité de la première réponse que j'ai donnée. Je pense qu'on n'a pas fait le match auquel on s'était préparé à faire. On s'est laissé dicter le tempo. Et comme je l'ai dit, l'Espagne, c'est une équipe que si elle dicte son tempo dans un match, de par le contrôle qu'elle a du ballon, le niveau technique global qu'ils ont, c'est plus difficile et c'était à nous de changer ce rapport de force-là et c'est dans ça qu'on a échoué et après le reste c'est que des conséquences de tout ce que j'ai évoqué avant Alors pourquoi ?
140:07
Vous n'avez pas réussi à faire déjouer cet Espagnol-là ?
140:11
Parce que déjà je pense que déjà au départ parce que je suis quand même à chaud, je n'ai pas revu encore je pense qu'au départ déjà dans la pression sur comment on est parti les chercher on s'est toujours retrouvé en 3 contre 2 au milieu et contre l'Espagne c'est déjà compliqué parce qu'au final Fabian et Rodri ils avaient beaucoup de temps pour jouer quand on sortait sur les centraux il y a eu un manque de communication sur le pressing où je pense que contre une équipe comme l'Espagne il fallait jouer un pour un les obliger à courir avec nous c'est une équipe qui n'aime pas courir sans le ballon Donc déjà, on a fauté là-dedans.
140:46
Et après, même quand on récupérait les ballons sur des récups qu'on a fait un peu, des récups autres, je pense que techniquement, les premières passes, les premières touches, elles n'étaient pas dignes d'une demi-finale de Coupe du Moin. Et après, quand vous rassemblez ça, bout à bout, ça donne une défaite. Et je pense que c'est une grande déception, bien sûr.
141:08
Mais je pense que si on est objectif, on n'a pas mis tous les ingrédients pour aller en finale aujourd'hui.
141:14
Très bonne analyse tactique du capitaine. Dernière question, qu'est-ce que Kylian Mbappé ressent ce soir ?
141:20
Je pense comme tout le monde, beaucoup de déceptions. C'était un rêve pour nous d'aller en finale, de donner cette possibilité à notre pays de continuer à rêver, de faire l'histoire. Maintenant, c'est quelque chose qu'il faut affronter la tête haute. Je pense que quand on gagne, on gagne la tête haute. Donc quand on perd, il faut aussi perdre la tête haute. Mais maintenant, il y a énormément de déceptions. Je pense que je n'arrive pas à bien mettre des mots sur combien le groupe et moi, on est déçus.
141:52
Mais comme tout footballeur toujours de haut niveau, même si ça peut paraître parfois un peu robotique, il va falloir lever la tête, aller en vacances et repartir sur autre chose parce que le football n'attend personne.
142:03
Et il va falloir repartir et mettre cet échec de côté, apprendre et mettre cet échec de côté parce qu'il y aura encore d'autres choses qui vont se jouer en club et en sélection.
142:11
Merci Kylian.
142:12
Voilà, Kylian Mbappé, alors on va revenir Très belle analyse D'ailleurs Virginie Saint-Cilly lui dit Et juste pour vous expliquer un peu Comment fonctionne la FIFA, on fait très vite Vous avez reconnu la voix de Virginie Saint-Cilly d'M6 Si vous n'avez pas entendu cette longue interview à la télévision C'est tout simple, c'est parce que c'est le détenteur de droit Qui fait l'interview FIFA Et donc ça c'est la FIFA qui nous produit cette interview Voilà, tout simplement pour vous expliquer D'où vient cette longue interview de Mbappé qu'on n'a pas vu à la télévision. Vas-y, démarre, Julien.
142:43
Pour moi, c'est parfait. Tout ce qu'il a dit, c'est parfait. Pour moi, c'est un énorme tacle à des champs, pour revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure, sur le pressing.
142:50
Il a finalement la même analyse que nous.
142:52
Oui, c'est ça, tout à fait. Alors après, oui, tu as raison. Il y a le problème des joueurs, il parle des premières touches, des contrôles, etc. Ce qu'on a tous aussi vu, le déchet incroyable techniquement. Des joueurs pourtant qui sont très forts.
143:06
Je te laisse terminer. Finalement, quand tu regardes, Digny, ce n'est peut-être pas du niveau top international. La Croix, ce n'est pas le cas. Koundé, il faut bien se mettre à la limite.
143:15
La Croix, il fait une erreur sur le but de Poro ?
143:16
Il fait une erreur sur le but de Poro. Il ne vient pas couvrir Oubami Kanou sur le duel du Pémacano. Désiré Doué, je suis désolé. Il est rentré 30 secondes avant.
143:23
Désiré Doué, d'ailleurs, il se fait engueuler par des gens tout de suite après. Comment tu ne suis pas Poro ?
143:27
C'est très bien que le 1-2 arrive. Oui, mais tu as Upamecano qui va justement sur l'attaquant espagnol. Et tu as Lacroix qui dort. Alors que normalement, et tu as même Lucadine.
143:36
Lacroix, il sort sur son attaquant.
143:38
Et après, il laisse un truc béant. En fait, les deux centraux sortent ensemble. On sait très bien que lorsqu'il y a un défenseur qui sort, normalement, les trois autres sont censés construire.
143:44
Ils ronvent sur l'action.
143:45
Non, mais bien sûr, mais c'est collectif. Je te laisse terminer, Jules. Mais c'est vrai que quand tu regardes individuellement parlant, Mais tu n'as quand même peut-être pas des joueurs qui sont top, top, faux. C'est des joueurs de top contre le Paraguay et contre la Norvégie, mais peut-être pas contre l'Espagne. Non, tu ne peux pas dire ça. Mais le foot de sélection, c'est comme ça, Max. Non, mais encore moins quand tu ne l'as pas préparé. Je viens de citer trois mecs. Excuse-moi, Lacroix qui est un très bon joueur à Cristal Palace. Mais alors, tu fais ça avec l'Espagne.
144:08
Maxime, tu fais ça avec l'Espagne. Laporte, il joue à Bilbao. Tu prends Pedro Poro.
144:13
Il est remplaçant à l'Atletico de Madrid.
144:16
On va faire l'évaluation après. Il est dixième de Ligue 1. C'est pas comme ça qu'on voit le coup. J'intervine sur Mbappé et sur ce pressing raté.
144:22
Moi, j'ai trouvé ça scandaleux, le pressing. Moi, qui suis habitué, par exemple, à regarder le PSG ou le pressing d'un Guardiola ou de n'importe Même le Bayern cette saison. Même le Bayern de compagnie, exactement. De voir à ce niveau-là, en demi-finale de Coupe du Monde, des joueurs qui essayent de presser sans y arriver parce qu'ils sont à la rue totale, parce que ça part dans tous les sens. Ils se regardent, ils ont les bras levés. C'est un décalage. Mais c'est toi, mais non, c'est pas moi. Mais qui prend ça ? À quel moment tu fais ton analyse vidéo d'avant-mâche en disant voilà ? Ils font toujours la même chose, l'Espagne. Il n'y a même pas de secret.
144:53
Où tu dis, voilà, la dernière vidéo, c'est ça. Ils ont fait comme ça. Ils vont construire le jeu comme ça. Unai Simonne va repartir comme ça. Laporte fait cette passe-là. Coupe Arsifère cela. Il libère l'espace de cette façon-là. C'est ce que tout le monde fait, mais pas Deschamps.
145:06
Il a dû le faire.
145:07
Mais arrête. Il l'aurait fait sur le terrain, Max.
145:11
Peut-être juste que les joueurs espagnols avaient un temps d'avance sur les Français, notamment techniquement, parce que quand Olizé venait presser Rodri, Rodri a tellement de qualité qu'il est en mesure de pouvoir se déplacer avec un temps d'avance sur Olizé et se remettre face au jeu. Et ça a été la grande différence des Français. Techniquement, les Espagnols sont bien trop forts, même sous pression. C'est tout. Ce n'est pas le cas des Français.
145:29
Et juste avant que tu ailles, il y a une stat dont je viens de me rappeler et qui, pour moi, veut tout dire. À la pause...
145:35
Rodri Laporte-Coubarcy et Poro donc ces 4 là que ces 4 là ont remporté 90% de leur duel c'est à dire qu'à un moment et ça c'est les match-up c'est Barcola contre Poro c'est Kylian et Kylian contre les deux centraux et on va dire au lycée contre Rodri et là tu t'es fait manger partout mais ça veut dire que c'est même pas un problème tactique ou de pressing ou de football ou quoi que ce soit ou technique même t'as tout à fait raison Walid c'est juste que t'avais pas envie tu te fais bouffer dans les duels mais tu te fais bouffer dans les duels Ils t'ont mangé. Ils t'ont mangé tout cru.
146:06
Ils t'ont mangé dans la cuisine de Hedi, au Café Luce. Ils t'ont mangé, ils t'ont cuisiné. Ils t'ont fait une petite chose à l'espagnol. Hop, c'est parti. Ils t'ont bouffé.
146:13
Il y a une question sur... Max, sur l'aspect technique, on parlera de l'aspect technique. Bien évidemment qu'il y a deux classes d'écart. Ils ne font pas le même sport sur le match. Il n'y a aucun... Il n'y a aucun problème. Mais nous enfermons pas que dans cette analyse parce que je te jure qu'en Miupamecano et Rabiot, sur la première mi-temps, tous les match-up ont été perdus physiquement sur les Espagnols. Ce que Cucurella fait à Dembélé, ce que Poro fait à Barcola, ce que Fabien Ruiz et Rodri ont fait à Olizé défensivement.
146:40
Même physiquement, on avait l'impression qu'ils étaient au-dessus.
146:43
Donc toi, tu penses que c'est un terme de motivation ?
146:47
Non, pas motivation, peut-être pas. Sur le côté athlétique et physique, en fait, ils ont été, même là où on doit être meilleur qu'eux, où on dit c'est l'évitement, les Espagnols, ils n'ont même pas été dans l'évitement. Ils ont été dans un rapport de force là-dessus et même ça, on a été battus à la loyale.
147:05
On est donc d'accord que ce n'est pas forcément un problème tactique et c'est donc bien un problème de joueur. Mais tu dois changer une dynamique. Tu peux changer le rapport de force. On a été les premiers à critiquer Deschamps pendant X années. Là, depuis le début de la compétition, on doit avouer que Deschamps a été quand même remarquable.
147:20
En fait, donc Deschamps, en fait, toi Maxime, Deschamps, il met une compo, il doit mettre une compo, et quoi qu'il arrive, en fait, c'est soit il est plus fort que l'équipe, soit il est moins fort que l'équipe. Et à la fin, nous, on arrive en débrief, et on regarde dans les clubs dans les clubs dans lesquels on joue. C'est pas ce que j'ai dit, Walid.
147:36
Non, tu m'as pas écouté. Je suis en train de te dire que Deschamps a fait des erreurs sur sa composition, par rapport à Tchouamili, par rapport à Barcola, même si, je répète encore mon analyse, l'histoire de Barcola, si on avait gagné, on aurait dit, bravo Deschamps, t'es un génie, t'as mis Barcola plutôt que Douai, c'est la première chose.
147:49
je termine je termine s'il te plaît c'est exactement la même chose avec la sortie de Rabiot je suis entièrement d'accord avec toi ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui c'est qu'il ne faut pas remettre trop en cause les choix de Deschamps parce que les vrais fautifs sont les joueurs quand tu veux presser Maxime ça a été une histoire de qualité technique ça a été une histoire de mentalité c'est une histoire de
148:12
Quand tu veux presser comme le PSG mais tu ne sais pas le faire Face à une plus grande équipe comme l'Espagne Il y a un moment, l'intelligence d'un coach C'est de se rendre compte au bout de 25 minutes En parlant avec Guy Stéphan Qu'à la mi-temps tu vas changer quelque chose Que ce soit dans la mentalité ou tactiquement Fin de première mi-temps Tu fais le changement Doué pour Barcola À la 58ème minute Barcola il rentre en tong Si c'est pas de la faute de Deschamps Ça c'est qu'à un moment donné En fait ils sont en pilotage automatique l'équipe de France Ils ont pas de coach Tu vois, t'as entendu M. Papi ?
148:47
On est en micro de Vigili ? Barcola est rentré en tongs, donc c'est pas la faute de Deschamps, c'est la faute de Barcola, on est d'accord ? Mais c'est qui qui fait rentrer ?
148:55
Sur les défaillances individuelles, Maxime, je vais vous poser une question et je n'ai pas d'idée préconçue sur la réponse. Parce qu'on dit que l'Espagne nous a aussi dominés techniquement. C'était criant. La France, l'équipe de France, les joueurs, techniquement, ont fait un match très pauvre. Or, ce ne sont pas des joueurs pauvres techniquement. Il faut quand même se souvenir de la qualité de pied qu'a Olizé en premier, celle de Dembélé, celle de Douai, et même au milieu de terrain, Rabiot, ce n'est pas des peintres.
149:26
Et c'est anormal ce qui s'est passé. Pourquoi ils font ce match ? Est-ce qu'ils le font ? Attends, je te pose la question et après tu réponds sans problème. Il en a du temps cette nuit, il n'y a pas de souci. Est-ce qu'ils le font parce qu'ils sont dominés, ils n'ont pas le temps ? Ou parce que dans la tête, il y a un truc qui disjoncte parce qu'ils voient que ce match leur échappe ?
149:44
Quelle est votre analyse de ça ? Comme face à Rafa Nadal à Roland-Garros, tu dois jouer toutes les lignes pour faire un point. Tu dois jouer à la perfection ou en tout cas t'en rapprocher. Et à partir du moment où moi je l'ai dit depuis le début de la compétition, attention Michael Olysee, démarrer les matchs à la 20ème minute ou à la mi-temps contre la Suède ou contre le Sénégal, ça suffit. Par contre, contre les Espagne, ça ne suffit pas. Et quand au bout de 20-25 minutes, tu es obligé de jouer à la perfection pour faire monter le ballon, parce que toutes les prises de balles d'Olizé, de Barcola, de Mbappé, de Dembélé, ils sont à 60 mètres du but.
150:19
Il y a un moment, il y a une équation qui est très dure à résoudre. Et peut-être que dans le combat physique, il y avait un truc à changer pendant la rencontre, quand tu vois que l'Espagne est plus fort que toi et que les individualités ne sont pas au niveau ce soir peut-être qu'il y a d'autres vertus à aller chercher comme quand contre l'Argentine Griezmann il sort à la 67ème minute quand à la 40ème minute Giroud il sort et bien moi j'aurais aimé un Big Bang de la part de Deschamps quand tu vois la part
150:44
Et je peux te demander quel big bang t'aurais aimé alors que tu étais à la place de Deschamps ?
150:48
C'est lui qui prend 150 000 euros par mois, Maxime !
150:51
Oui, bien sûr, j'en suis conscient ! C'est pas moi ! Moi, j'ai ma petite pige à RMC ! C'est pas moi qui vais lui apprendre la vie !
150:58
Déjà, essayez de négocier 500 balles par émission, Walid !
151:01
On prend justement notre petite pige pour pouvoir débattre sur le sujet, c'est-à-dire toi à la place de Deschamps, qui tu chantes ? Après, sur l'analyse, vas-y, termine, je suis bien, ensuite on va faire un 10 000.
151:09
Moi, je sors Dembélé, je fais rentrer un milieu. Je sors Dembélé, je fais rentrer un milieu.
151:14
Donc tu repasses en 4-3-3 Oui voilà, en cours de match, il a le droit Il va pas mourir s'il le fait Tu m'as regardé Max avec des yeux Moi j'aime quand tu m'as regardé avec tes beaux yeux Quand j'ai parlé de l'envie tout à l'heure Ryan Cherky qui a aussi été très bon dans l'après-match D'ailleurs c'est un peu galère J'aime bien sûr qu'ils sont meilleurs dans l'après-match que sur le terrain Peut-être Et c'est pas facile en plus quand t'es remplaçant comme Cherky Je pense que t'es un peu frustré dans la composition de pas jouer plus Mais à un moment, même lui-même dit qu'eux, on voulait plus que les Français. Que les Espagnols, sa vision à lui de la rencontre, c'est qu'eux, on voulait plus que lui.
151:48
Donc, ce n'est peut-être pas un problème dans les duels, notamment, ils n'avaient pas envie, ils avaient moins envie, ils avaient moins faim, etc. Mais même Cherky lui-même dit que les Espagnols...
151:57
En vouloir plus, ça ne veut pas dire ne pas être motivé. Oui, bien sûr qu'ils sont motivés. La manière dont tu l'as présenté tout à l'heure, c'est que les Français n'étaient pas motivés. Non, non, non. C'est qu'avant... Ils étaient trop proches de faire un back-to-back sur une finale. J'espère quand même que les Français étaient motivés pour aller gagner.
152:11
Ils ont aussi légué la bataille mentale, les Espagnols. C'est ça que ça veut dire. Ils se sont tellement mis en confiance en nous dominant techniquement et tactiquement. Quand Chert qui dit qu'on avait moins envie, c'est ça que ça veut dire. C'est-à-dire qu'eux étaient tellement sûrs de leur force que dans chaque duel, ils étaient en avance et qu'ils t'ont croqué. Je ne veux pas croire une seconde que les mecs sont arrivés là en se disant « va gagner ». On n'a pas vraiment envie d'aller en finale de Coupe du Monde, ça c'est impossible.
152:38
Mais Ryan dit aussi qu'ils se sont vus un peu trop beaux peut-être.
152:40
Ah oui, ça c'est certain. Finalement, l'analyse qu'on a depuis le début, elle est juste pour qu'on se rejoint.
152:47
Sortons de l'analyse globale, parce que je pense qu'on a bien fait le tour. Parlons un peu des individualités, il faut commencer par Luca Ding. Je suis désolé, le pauvre, il va morfler, mais il a raté son match de A à Z, non ?
152:58
En 24 heures, il est passé du transfert au PSG, rentré chez lui à la maison, magnifique, tout le monde content, la famille, les enfants, les trois enfants, la femme, les parents. Et puis là, il va aller à Fleury, à Fleury en Ligue 3. Et il va vite comprendre. Et de ça, il passe à... Parce que cette erreur-là, en fait, encore une fois, on l'a dit tout à l'heure, mais elle change tout. Sincèrement, il est bien sûr.
153:16
Je suis entièrement d'accord avec toi.
153:17
Mais ça change tout. Le temps d'affichage, c'est très important. Parce que ce but, tu leur donnes en vérité.
153:22
Ils ne font rien pour l'avoir. Sur ce genre de match, les erreurs sont cruciales. Tu mets l'Espagne exactement dans le scénario qu'ils souhaitaient avoir au début de match, c'est-à-dire marquer les premiers de manière à demander aux Français de sortir et puis derrière de créer des espaces entre les lignes. Les trois erreurs, on l'a dit.
153:36
Ding, meignant sur la relance de l'occasion pour Fabian et Douai sur le 1-2 avec Poro et Lacroix.
153:43
Parce qu'il y a deux séquences de très haut niveau. Il y a deux séquences de très haut niveau, on le rappelle. C'est le sauvetage d'Opamecano sur Fabian Ruiz après le 1-0 et le 2-0. Ces deux séquences-là, c'est deux séquences d'une très grande équipe d'Espagne. Mais moi, sur les 20 premières minutes, je ne les trouve pas gigantesques l'Espagne.
154:02
A 0-0, tout va bien en fait. Et même Ding, quand Lamine touche le ballon, Walid, les deux premières fois où Lamine a le ballon, 1 contre 1, alors c'est bien couvert par Rabiot, je crois, les deux fois, ou Rabiot une fois, par Colas la deuxième fois. Mais Ding, il n'est pas mis sous pression par Lamine. Ding, il n'est pas en danger contre Lamine.
154:18
C'est juste qu'il fait n'importe quoi. La suite de son match est très compliquée par contre.
154:24
en plus qu'il n'arrive pas à s'en remettre c'est terrible pour lui et puis je vais même te dire un truc là pour le coup c'est très facile de le dire après parce que moi j'aurais mis Lucadine ce titulaire mais avec le recul quand je vois le match-up avec Lamine Yamal je me rends compte déjà que l'arbitre arbitre de manière très très sévère envers la Miniamal je trouve sur certains matchs et notamment ce soir où en fait quand tu pousses la Miniamal un petit peu il n'y a pas forcément faute et tu peux le gêner Rabiot l'a fait à plusieurs reprises et même Théo Hernandez quand il est rentré il a réussi à le faire et le seul mec qui...
155:00
Et le seul mec qui physiquement, enfin athlétiquement, ne fait pas le poids face à l'ami Yamal, c'est Lucas Digne. Par rapport à sa petite taille. Et je trouve que dans le match-up, même ça, on a été battus là-dessus. Et cette image-là restera trop importante chez Lucas Digne.
155:16
Il n'y aura pas grand-chose à dire de positif sur les bleus. On peut noter la bonne entrée de Théo Hernandez quand même. Qui a un peu dynamisé le côté gauche. Qui a été moins ridicule face à Yamal. Et qui a presque... presque donner un peu d'histoire offensivement de qu'on puisse se créer quelque chose.
155:31
La réalité, c'est qu'aussi Rabiot, le carton jaune de Rabiot, c'est vrai que tout à l'heure, je parlais de l'effet domino des choix de Deschamps, c'est que Rabiot qui sort à la mi-temps, je suis désolé, mais sur la première mi-temps, celui qui gêne énormément les Espagnols dans la finalité des actions, c'est Adrien Rabiot qui colmate énormément de breches. Et quand il sort, c'est le choix de déchant de le sortir. Rabiot, il est peut-être aussi assez expérimenté pour ne pas prendre un deuxième jaune dans une demi-finale de Coupe du Monde. C'est un choix de déchant.
156:01
C'est scandaleux qu'il le sort, c'est scandaleux. Moi, à la passe de Rabiot, je les élève. J'ai les boules, j'ai les boules. Oui, tu as raison, c'est l'action en fin de mi-temps sur Rabiot.
156:10
Il ne le touche pas. Il ne le touche pas, mais tu as vu l'impact qu'il est. Bien sûr. et c'est un deuxième jaune il est dehors d'accord moi je suis d'abord avec Walid je pense qu'il aurait géré très bien maintenant si tu termines le match à 10 tu sais que t'es mort oui mais sans radio t'es mort aussi
156:25
on va continuer l'évaluation joueur par joueur de l'équipe de France des Espagnols aussi et puis d'ici 3h du matin on aura aussi l'occasion de parler de la deuxième demi-finale je crois que l'Espagne sera favorite quoi qu'il arrive mais on a bien vu 4 favoris ça n'a pas suffi dans cette demi-finale de l'équipe de France on revient dans quelques minutes avec l'évaluation de ce France-Espagne après l'élimination en demi-finale de la coupe du monde c'est la nuit de l'after vous êtes sur RMC à tout de suite
156:54
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